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Au moins neuf soldats maliens tués dans une attaque dans le centre du Mali


Des militaires maliens lors d’une opération à Gao, Mali, 232 février 2017.

Selon une source militaire, les victimes sont tombées dans une embuscade des terroristes entre Nampala et Diabali, rapporte le correspondant de VOA Afrique à Bamako

Selon l’armée, un convoi du Groupement tactique inter-armée (GTIA Balazan) qui était de retour de Nara, est tombé dans une embuscade.

Le convoi devait se rendre à Nampala.

Le bilan provisoire est d’au moins neuf soldats tués, cinq autres gravement blessés. Deux véhicules ont été détruits, un autre emporté et une dizaine de soldats portés disparus, ont indiqué des sources militaires au correspondant de VOA à Bamako.

Nampala, proche de la frontière mauritanienne, est une ville-garnison proche de la frontière mauritanienne, qui a été visée par plusieurs attaques jihadistes meurtrières. Certains assauts ont été revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), comme en janvier 2015, lorsque plus de dix soldats ont péri sous le feu des combattants jihadistes.

Jointe depuis Bamako, une source de sécurité a également confirmé l'attaque de mardi dans la même zone, évoquant huit morts et des blessés parmi les soldats maliens, en précisant que l'assaut a été précédé d'une embuscade.

"Un véhicule de tête de l'armée malienne a sauté sur une mine et les terroristes ont immédiatement ensuite ouvert le feu. Il y a huit morts et des blessés", a affirmé la source de sécurité.

L'attaque a aussi été évoquée par un élu local joint dans la zone, selon lequel un véhicule de l'armée a été détruit et un autre emporté par les assaillants.

Deux habitants de la localité de Niono, au sud de Nampala, ont indiqué à l'AFP avoir vu passer des soldats maliens en direction de Nampala et Diabali, pour renforcer les troupes sur place.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur d'une rébellion touareg qu'ils avaient fini par évincer.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques.

Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques de jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du Mali.

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