Liens d'accessibilité

Washington a mené des cyberattaques contre les missiles nord-coréens


Un reportage sur le lancement du missile nord-coréen "Pukguksong-2" passe sur un écran de télé devant lequel passe un homme, à Seoul, Corée du Nord, 13 février 2017.

Un reportage sur le lancement du missile nord-coréen "Pukguksong-2" passe sur un écran de télé devant lequel passe un homme, à Seoul, Corée du Nord, 13 février 2017.

Les Etats-Unis ont intensifié en 2014 leur campagne de piratage informatique visant à saboter le programme de missiles de la Corée du Nord, rapporte samedi le New York Times (NYT).

Avant de quitter la Maison Blanche le 20 janvier, le président Barack Obama avait prévenu son successeur Donald Trump que les menaces représentées par la Corée du Nord seraient probablement les plus urgentes auxquelles il devrait faire face, ajoute le NYT.

Mais les experts restent divisés sur l'efficacité de ces cyberattaques. Si, dans les premiers mois, des échecs de tirs paraissaient indiquer le succès de ces opérations américaines, plusieurs réussites nord-coréennes ces derniers mois ont semé le doute.

Selon certains experts, la multiplication des échecs résultait surtout de problèmes de fabrication et de l'incompétence des Nord-Coréens, qui ont depuis corrigé leurs erreurs. Pyongyang a réussi trois lancements de missiles de moyenne portée ces huit derniers mois, ont-ils souligné.

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un a affirmé en janvier que son pays était désormais dans "la dernière phase des préparatifs" pour le premier essai d'un missile intercontinental capable de transporter une arme nucléaire pouvant frapper les Etats-Unis.

"Ce n'est peut-être pas du bluff", ont souligné au NYT des experts non identifiés.

Faisant référence à des responsables des administrations Obama et Trump ainsi qu'aux conclusions de rapports publics, le quotidien conclut que les Etats-Unis ne disposent pas actuellement des capacités pour contrer efficacement les programmes nucléaire et de missiles balistiques de la Corée du Nord.

Mi-février, Pyongyang a procédé à son premier tir depuis l'entrée en fonctions du président républicain. Ce dernier a promis dans la foulée de répondre "très fortement" à la Corée du Nord qui pose selon lui "un gros, gros problème".

Les résolutions de l'ONU interdisent à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique. Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, le régime a essuyé six volées de sanctions qui ne l'ont pas convaincu d'abandonner ses ambitions militaires.

Avec AFP

Votre avis

Voir les commentaires

XS
SM
MD
LG