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L'Unesco condamne l'assassinat d'un journaliste congolais en RDC


Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, donne un discours devant les membres de l'ONU, le 12 avril 2016.

Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, donne un discours devant les membres de l'ONU, le 12 avril 2016.

La directrice générale de l'Unesco a condamné lundi l'assassinat la semaine dernière d'un journaliste de la télévision publique congolaise par des hommes armés dans une ville du centre de la République démocratique du Congo, dans un communiqué.

"Je condamne le meurtre de Marcel Lubala", écrit la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova dans une communiqué publié à Paris.

"Les journalistes doivent pouvoir mener à bien leur mission, qui consiste à informer les citoyens, sans craindre pour leur vie. Je compte sur les autorités du pays pour qu'une enquête approfondie soit diligentée et que les auteurs de ce crime soient traduits en justice", ajoute le texte.

Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), M. Lubala a été abattu par des hommes armés dans la nuit du 14 au 15 novembre à Mbuji-Mayi, capitale de la province du Kasaï-Oriental, dans le centre du pays.

Le corps du journaliste "est encore à la morgue" de la ville et "la date de l'enterrement n'est pas encore fixée", a indiqué à l'AFP Guy Robert Mulopo, directeur provincial de la RTNC au Kasaï-Oriental.

Cet assassinat a été condamné par plusieurs organisations qui dénoncent la multiplication des "attaques ciblées" contre la presse en RDC.

Selon les autorités provinciales du Kasaï-Oriental, une enquête a été ouverte sur cette affaire.

Les ONG et associations congolaises de défense de la presse fustigent le fait que l'assassinat de M. Lubala a eu lieu au moment où un couvre feu est décrété à Mbuyi-Mayi de 22H00 à 5H00 locales.

Âgé de 59 ans, M. Lubala a travaillé à la RTNC depuis 15 ans et présentait une émission de télévision sur l'hygiène et l'environnement. Depuis l'annonce de son assassinat, la station nationale de la RTNC à Kinshasa n'en a jamais fait écho.

La RDC est minée par une crise politique liée au report de la présidentielle à une date non fixée à la suite d'un accord conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l'opposition.

En application dudit accord, le président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, a nommé jeudi un nouveau Premier ministre, Samy Badibanga, issu de l'opposition, et entend rester à son poste après le 20 décembre.

La RDC occupe la 152ème place sur 180 pays dans le classement 2016 sur la liberté de l'information établi par Reporters sans frontières.

Avec AFP

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