Liens d'accessibilité

Trois Américains qui avaient été enlevés en Irak ont été relâchés


Le secrétaire d'Etat américain John Kerry saluant Jason Rezaian, journaliste du Washington Post lors d'une cérémonie de la rédaction du Washington Post à Washington, le 28 janvier 2016. (REUTERS / Gary Cameron).

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry saluant Jason Rezaian, journaliste du Washington Post lors d'une cérémonie de la rédaction du Washington Post à Washington, le 28 janvier 2016. (REUTERS / Gary Cameron).

Trois Américains qui avaient été enlevés à Bagdad en janvier ont été relâchés, a annoncé mardi le département d'Etat

"Nous apprécions tout particulièrement l'assistance apportée par le gouvernement irakien pour faire relâcher de manière sûre ces personnes", a indiqué dans un communiqué Mark Toner, porte-parole du département d'Etat.

"Une unité qui dépend des services de renseignement a pu libérer les trois Américains enlevés", a précisé à l'AFP un responsable des services secrets irakiens, sans préciser quel groupe les retenait.

Washington avait annoncé le 17 janvier la disparition d'Américains en Irak sans préciser s'il s'agissait de militaires ou de civils contractuels travaillant pour l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Les trois Américains, dont l'identité n'a toujours pas été révélée, avaient "été enlevés dans un appartement suspect dans le quartier de Doura", à Bagdad, avait à l'époque indiqué un porte-parole de la sécurité irakienne. L'utilisation du terme "suspect" faisait allusion dans ce contexte à un lieu de prostitution.

Un colonel de la police s'exprimant sous couvert d'anonymat avait alors expliqué que le traducteur irakien travaillant pour les trois Américains les avait invités à "boire en compagnie de femmes" dans cet appartement. Ensuite, des miliciens avaient attaqué l'appartement et les avaient kidnappés, selon lui.

Les lieux de prostitution et les magasins d'alcool sont souvent la cible d'attaques des forces paramilitaires chiites formées de miliciens, qui jouent aujourd'hui un rôle majeur dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

Le rapt s'était déroulé le 17 janvier, selon ce colonel de police et le chef du Parlement irakien Salim Al-Joubouri, mais des médias affirmaient qu'il avait eu lieu auparavant.

C'était la première fois depuis 2010 que des Occidentaux étaient enlevés dans la capitale irakienne. D'autres enlèvements d'Irakiens, de Turcs ou d'Arabes ont eu lieu ces dernières années.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG