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Tchad : quatre candidats à la présidentielle sont allés à la convocation de la police judiciaire


Gali Gata Ngoté, de l'UFD/PR lors d’une conférence de presse à N’Djamena le 29 avril 2016. (VOA / André Kodmadjingar)

Gali Gata Ngoté, de l'UFD/PR lors d’une conférence de presse à N’Djamena le 29 avril 2016. (VOA / André Kodmadjingar)

Cette convocation intervient dans le cadre de l'enquête sur la disparition de militaires. Ces derniers seraient allés voir les candidats pour enregistrer des plaintes disant avoir été enfermés après le vote des présidentielles du 9 et 10 avril dernier.

Les candidats auraient annoncé la disparition de ces militaires lors d'une conférence de presse. La police judiciaire cherche donc à leur parler en tant que témoins. Gali Gatta Ngoté avait réagi dimanche sur VOA en disant ne pas être témoin, car ils n'ont pas assisté directement aux arrestations ou aux déportations.

"Nous nous sentons concernés dans la mesure où ce sont des gens qui ont voté pour l'opposition"

Il avait plutôt conseillé de chercher des témoins dans des camps militaires ou dans les postes où dans les postes ou les militaires ont voté.

Six des candidats malheureux à l'élection présidentielle du 10 avril ont donc été convoqués ce mardi à la police judiciaire de N'Djamena. Mais seulement quatre d'entre eux s'y sont présentés. Les absents : le chef de file de l'opposition Saleh Kebzabo et Laoukein Kourayo.

VOA Afrique a joint Brice Mhaimong Ghedmaye, l'un des quatre candidats présents. Il est aussi président du Mouvement Patriotique Tchadien pour la République.

Si quatre des six candidats se sont rendus à la convocation, seulement trois ont accepté de témoigner. Le député Gali Ngoté Gata, par son statut, bénéficie effectivement de l'immunité parlementaire et a donc refusé de répondre aux questions.

Maylis Haegel

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