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Une trentaine d'ex-combattants FDLR rapatriés au Rwanda en 2016


Des casques bleus de la MONUSCO, le 23 octobre 2014

Des casques bleus de la MONUSCO, le 23 octobre 2014

La société civile n’est pas satisfaite du rythme de rapatriement.

33 ex-combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda et 83 de leurs dépendants ont été rapatriés au Rwanda de janvier à novembre 2016.

A cette occasion, les délégués de la section Désarmement, démobilisation et réinsertion de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, ont expliqué aux journalistes que, grâce à une série d’activités de sensibilisation et démobilisation volontaire organisées par le Bureau DDR au Sud-Kivu, plus de 100 Rwandais vivant au fin fond de la province ont accepté de rentrer au Rwanda et parmi eux, 33 ex-combattants FDLR.

En réaction, le Bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu estime que ce rythme de rapatriement est trop lent. Son président intérimaire, Oswald Rubasha, pense que la stratégie de la MONUSCO pour désarmer et rapatrier les FDLR a déjà montré ses limites. Selon lui, la solution à ce problème doit être trouvée au Rwanda, et non plus en RDC.

Oswald Rubasha estime en outre que des inquiétudes planent toujours dans la population au regard des exactions commises par les FDLR encore actifs. Il interpelle la communauté internationale sur cette présence qui hypothèque la paix dans l’est de la RDC.

Signalons que c’est depuis 1994 que des éléments armés de nationalité rwandaise se sont infiltrés dans l’est de la RDC parmi les réfugiés fuyant le génocide au Rwanda. Depuis, ils se sont organisés et portent depuis l’année 2000 l’appellation de Forces démocratiques de libération du Rwanda.

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