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Report de l'installation des chefs intérimaires à Tombouctou et Taoudénit


Restauration des mausolées de la ville de Tombouctou, avril 2014
Restauration des mausolées de la ville de Tombouctou, avril 2014

L'installation des autorités intérimaires dans les régions maliennes de Tombouctou et Taoudénit (nord), initialement prévue vendredi, a été reportée à lundi, en raison de désaccords concernant Tombouctou.

Boubacar Ould Hamadi, de l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, devait être investi comme président du Conseil régional de Tombouctou (nord-ouest) et Hamoudi Sidi Ahmed Aggada, choisi par le gouvernement, comme chef des autorités intérimaires de Taoudénit (extrême nord), d'après le calendrier officiel, ayant déjà connu plusieurs reports depuis près de deux ans.

Les cérémonies d'installation de leurs collègues de Gao et Ménaka (nord-est) ont eu lieu jeudi et celle des dirigeants provisoires de Kidal (extrême nord-est) le 28 février.

Les autorités intérimaires de ces régions sont prévues par l'accord pour la paix au Mali signé en mai-juin 2015 par le gouvernement, la Plateforme - composée de groupes armés pro-gouvernementaux - et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion).

"Pour des raisons de logistique, la mise en place des autorités intérimaires de Tombouctou et Taoudénit a été reportée à lundi", a déclaré un fonctionnaire au gouvernorat de Tombouctou, joint par téléphone depuis Bamako.

Sans entrer dans les détails, il a expliqué qu'il y avait eu des désaccords et que des membres d'un groupe de l'ex-rébellion s'opposant à la tenue de la cérémonie avait occupé jeudi le bâtiment où elle était prévue.

Après des négociations "sous l'égide du ministre de la Réconciliation nationale, un compromis a été trouvé" et la cérémonie a été reprogrammée pour lundi, a ajouté le fonctionnaire.

Un des ex-rebelles protestataires, Alassane Coulibaly, a confirmé à l'AFP l'occupation temporaire des lieux puis le déblocage de la situation à la suite de discussions.

Selon M. Coulibaly, une partie de ses camarades conteste le choix de certains des dirigeants provisoires. "Nous voulons être associés à la prise des décisions et aux autres initiatives liées à la région de Tombouctou", a-t-il indiqué, sans autres précisions.

Une situation similaire avait été vécue à Gao, où des membres de la Plateforme, en armes, avaient pris possession pendant quatre jours du bâtiment officiel devant abriter la cérémonie.

Ils ont quitté les lieux jeudi à la suite d'une médiation de notables et chefs religieux. La cérémonie s'est tenue jeudi après-midi, selon des témoins et des médias locaux.

En vertu de l'accord de paix de 2015, les autorités intérimaires devront gérer les cinq régions du Nord, en attendant l'élection par la population d'assemblées dotées de pouvoirs importants.

Avec AFP

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