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Rencontre avec les réfugiés centrafricains de Clarkston


Jean-Charles Benam (g) et son cousin, réfugiés centrafricains à Clarkston

Jean-Charles Benam (g) et son cousin, réfugiés centrafricains à Clarkston

Chaque année, des centaines de milliers d’immigrés arrivent aux Etats-Unis pour tenter leur chance. Qu’ils viennent en tant que réfugiés ou avec la green card, tous veulent vivre le rêve américain. C’est le cas de ces réfugiés centrafricains du côté de Clarkston.

Avec sa voie ferrée, sa mosquée ou son lycée où 50 nationalités se côtoient, Clarkston est bien un symbole de diversité. Cette petite ville de l’Etat de Géorgie qui comptait a peine 7500 habitants en 2010 à bien changé depuis le début du XXIe siècle.

Sur Indian Creek Road, réfugiés birmans, éthiopiens, somaliens et centrafricains se côtoient. Samuel Mathurin Benam, lui, est originaire de Bossangoa.

Il est arrivé aux Etats-Unis en février 2013 avec sa femme et 7 enfants en provenance du Tchad. Il travaille aujourd’hui dans une usine qui fabrique des tondeuses à gazon

Il a très vite dû s’adapter au modèle américain pour subvenir au besoin de sa famille.

Samuel Mathurin Benam et Geneviève Baligros, réfugiés centrafricains à Clarkston

Samuel Mathurin Benam et Geneviève Baligros, réfugiés centrafricains à Clarkston

Pour tous ces réfugiés, l’Amérique est avant tout synonyme de paix et de sécurité. Jean-Charles Benam, le frère de Samuel, a atterri le jour même à Atlanta. Originaire du quartier de Boy-Rabe à Bangui, il se souvient encore comment il a fui la capitale centrafricaine : "Au niveau du carrefour Marabena, les hostilités ont commencé et je me suis enfui vers le quartier Gobongo ou j’ai retrouvé des membres de ma famille. C’est ainsi que nous avons pu fuir Bangui et aller au Tchad."

L’agence américaine des demandeurs d’asile a signé une convention avec la ville de Clarkston dans les années 1990 pour accueillir les refugiés

Le magazine Time a même désigné la localité comme la ville américaine la plus diverse au mètre carré

Richard Bembetem lui se souviendra toujours de son arrivée, le 8 aout 2011. Et pour cause, personne n’était venu le chercher à l’aéroport. Trois ans plus tard, il travaille toujours dans le même hôtel. Une réussite selon lui : "Oui je suis très fier parce que je sais que ce sont mes efforts qui produisent pratiquement tout ce que j’ai, quand je cherchais je n’en trouvais pas avant donc là je suis content."

La langue reste le principal obstacle à l’intégration de tous ces réfugiés. Si les enfants s’adaptent très vite à leur nouvelle vie américaine, c’est plus dur pour les parents

Tous les réfugiés centrafricains interrogés ce jour-là gardent la nostalgie du pays. Si la paix revient dans leur pays, ils rêvent d’accomplir le voyage retour. Un rêve lointain pour le moment, plus qu’une réalité.

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