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RDC : Amnesty s’inquiète du sort des mineurs artisanaux


Une exploitation minière près de Lubumbashi (V. Berger)

Une exploitation minière près de Lubumbashi (V. Berger)

Ils sont maltraités, mal payés et soumis à des règles iniques ! C’est en ces termes qu’Amnesty International décrit le sort des "creuseurs", ces mineurs artisanaux en RDC. Dans un rapport, l’organisation dénonce les violations des droits de l’homme dans les mines, notamment celles de la province du Katanga, dans le Sud du pays. En cause ? Les compagnies minières chinoises, mais aussi la complicité des autorités congolaises.

Selon Jacques Vierce d’Amnesty France, « ces travailleurs travaillent à mains nues, dans des conditions très difficiles, avec un manque de ventilation ou un manque d’étayage, il y a plusieurs dizaines de morts par an. » L’expert d’Amnesty fait aussi état de la présence de « 40 000 enfants de moins de 16 ans qui travaillent dans ces mines. »

Jacques Vierce a aussi évoqué le déplacement, par les compagnies minières, des populations vivant près des exploitations minières. « On les fait transporter, par les camions de la société d’ailleurs, en les indemnisant très faiblement à raison de 100 ou 200 dollars, et on les envoie plus loin, sans du tout s’occuper de leur sort. »

Les compagnies chinoises ne sont pas les seules responsables de tels actes, mais il se trouve que 90% des produits miniers exportés de la RDC se retrouvent en Chine, a souligné le chercheur d’Amnesty France. « En 2008, sur 75 sociétés qui exploitaient les minerais en RDC, 60 étaient chinoises », a-t-il expliqué.

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