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La Centrafrique oubliée: les humanitaires en colère


Un enfant mange des feuilles au marché de Bimbo dans la prériphérie de Bangui, République Centrafricaine, 1er janvier 2013.

Un enfant mange des feuilles au marché de Bimbo dans la prériphérie de Bangui, République Centrafricaine, 1er janvier 2013.

Il est «inacceptable» de conditionner l’aide extérieur au rétablissement de la sécurité alors que la population est menacée de pénurie alimentaire, s’insurgent des ONG.

Trois mois après la prise du pouvoir par la rébellion Séléka, la République Centrafricaine est en proie à une grave crise humanitaire, sous le regard indifférent de la communauté internationale, déplorent cinq organisations; Médecins du Monde, Action Contre la Faim, Médecins Sans Frontières, Première Urgence-Aide Médicale Internationale et Solidarité Internationale.

La Centrafrique est au bord du chaos et le pays demeure politiquement instable, soulignent les ONG dans un communiqué commun, déplorant que la population soit abandonnée au moment où elle a le plus besoin d’être soutenue, voire secourue. Elles fustigent notamment « l'insuffisance de la présence des Nations Unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds », rappelant que ces derniers conditionnent, pour la plupart, leur aide au rétablissement de la sécurité ; une position jugée « inacceptable » par les humanitaires.

Le pays est menacé de pénurie alimentaire, alertent ces organisations internationales, soulignant que la récolte 2012 a été mauvaise, et que les réserves sont quasiment inexistantes ou pillées par divers groupes, y compris l’ex rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars dernier, ont précisé les responsables humanitaires lors d’une conférence de presse à Bangui.
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