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Le président Obama dit qu’il compte amener BP à respecter ses engagements


Le président Obama et le vice-président Joe Biden s'entretenant avec les dirigeants de BP

Le président Obama et le vice-président Joe Biden s'entretenant avec les dirigeants de BP

A l’issue de ses entretiens avec les dirigeants de BP, le président Obama a dit qu’il veillera à ce que cette compagnie respecte ses obligations de nettoyer les zones polluées par le pétrole brut et d’indemniser les personnes et entités affectées.

Le président Barack Obama s’est juré de maintenir la pression sur le géant pétrolier BP concernant la marée noire dans le Golfe du Mexique. Le chef de l’exécutif l’a fait savoir mercredi après avoir reçu, à la Maison-Blanche, les responsables de cette compagnie.

A l’issue de ses entretiens avec les dirigeants de BP, le président Obama a dit qu’il veillera à ce que cette compagnie respecte ses obligations de nettoyer les zones polluées par le pétrole brut et d’indemniser les personnes et entités affectées. « Ainsi donc, ce dont il est question ici, c’est la responsabilité. En fin de compte, c’est que chaque Américain veut et attend », a dit M. Obama.

La compagnie pétrolière a convenu de constituer un fonds d’indemnisation de 20 milliards de dollars. La rencontre avec la direction de BP est intervenue au lendemain du discours à la nation du président Obama sur la catastrophe écologique du Golfe du Mexique. Le chef de l’exécutif a assuré le public que son administration à la situation.

« La marée noire n’est pas la dernière crise à laquelle les Etats-Unis font face. Cette nation a connu des moments difficiles par le passé et nous en connaîtrons encore. Ce qui nous a permis de les surmonter et ce qui nous l’a permis, de tout temps, c’est notre force et notre foi inébranlable que quelque chose de meilleure nous attend si nous mobilisons le courage nécessaire pour l’atteindre », avait déclaré le président Obama qui s’exprimait pour la première fois en direct, à partir du bureau ovale.

La marée noire dans le Golfe du Mexique est devenue un test majeur au plan politique et du leadership pour le président Obama. Pour les analystes, le chef de l’exécutif a utilisé le Bureau ovale pour tenter de regagner le terrain politique qu’il a perdu au début de la crise, lorsque son administration avait été accusée d’avoir trop lentement réagi.

« Je pense que cela est très important, ne serait-ce que parce que nous reconnaissons globalement maintenant que c’est la plus grave crise écologique à laquelle le pays ait fait face. Et tout problème qui est perçu à ce niveau d’importance à besoin d’une attention au plus haut niveau », a expliqué Bruce Buchanan, spécialiste de la présidence à l’université du Texas.

Le président Barack Obama a effectué quatre visites dans la région du Golfe du Mexique depuis le début de la marée noire, conscient du lourd prix politique payé par son prédécesseur, George Bush. Ce dernier avait été sévèrement critiqué pour la manière dont son administration avait géré l’après-Katrina en 2005.

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