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Etats-Unis : le président Obama tend à nouveau la main à l’Iran


L’Iran a également refusé de répondre aux questions en suspend sur les possibles dimensions militaires de son programme nucléaire et a interdit de séjour les inspecteurs les plus expérimentés.

S’exprimant lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président Barack Obama a invité à nouveau le gouvernement iranien à entamer des négociations sur son programme nucléaire.

« Les États-Unis et la communauté internationale essaient de résoudre leurs différends avec l'Iran, et la porte reste ouverte à la diplomatie, si l'Iran choisit de l'emprunter. Mais le gouvernement iranien doit démontrer son engagement clair et crédible, et confirmer au monde la nature pacifique de son programme nucléaire », a dit M. Obama.

Ces propos faisaient suite à un récent rapport publié par le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon lequel l’Iran a continué à enrichir de l’uranium au mépris des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU et par l’AIEA.

L’Iran a également refusé de répondre aux questions en suspend sur les possibles dimensions militaires de son programme nucléaire et a interdit de séjour les inspecteurs les plus expérimentés. Toujours selon le rapport, l’AIEA « reste préoccupée par l'existence possible, en Iran, d'activités cachées liées au nucléaire soit dans le passé, soit dans le présent, et impliquant des organisations liées à l’armée, dont des activités rattachées au développement de charges nucléaires pour un missile ».

Dans son discours à l’ONU, M. Obama a souligné que lorsqu’il a tendu la main aux dirigeants iraniens en 2009 pour tenter de les persuader d’avoir recours à la diplomatie, il a souligné que l’Iran a des droits et des devoirs en tant que membre de la communauté internationale. «J'ai dit aussi, dans cette enceinte même, que l'Iran devait être tenu responsable s'il n'assumait pas ses responsabilités. Voilà ce que nous avons fait ».

« L'Iran est le seul membre du traité sur la non-prolifération qui n'est pas en mesure de démontrer les intentions pacifiques de son programme nucléaire, et cela a des conséquences », a ajouté le chef de l’exécutif américain.

En juin, le Conseil de sécurité a adopté la Résolution 1929 qui imposait une quatrième série de sanctions économiques à l’Iran, montrant ainsi, selon M. Obama « que le droit international n’est pas une promesse en l’air ». Ces sanctions ont été depuis appliquées par l’Union Européenne, l’Australie, le Canada, le Japon, la Norvège et la Corée du Sud.

Le président Obama a clairement montré que la communauté internationale cherche à résoudre ses différends avec l’Iran par la diplomatie. Ces efforts sont importants pour le régime de non-prolifération mondial et pour le but à long terme d'un monde sans armes nucléaires.

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