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Nouvelles arrestations de manifestants anti-Museveni


Un policier de faction devant le siège du parti de Besigye

Un policier de faction devant le siège du parti de Besigye

Des témoins dans la capitale ougandaise rapportent que les policiers ont eu recours au gaz lacrymogène contre les manifestants accusés de désobéissance aux ordres et de manifestations non autorisées.

La police ougandaise a arrêté jeudi, à Kampala, au moins 18 personnes protestant contre la réélection du président Yoweri Museveni à un autre quinquennat. L’opposition, elle, parle d’une centaine de personnes détenus et accuse la police d’avoir tiré à balles réelles.

Des témoins dans la capitale ougandaise rapportent que les policiers ont eu recours au gaz lacrymogène contre les manifestants accusés de désobéissance aux ordres et de manifestations non autorisées. La tension s’est avivée dans le pays depuis la réélection, en février, du président Yoweri Museveni avec 60% des suffrages. Au pouvoir depuis 30 ans, le chef de l’Etat ougandais sera investi le 12 mai.

L’opposant Kizza Besigye, crédité de 35 % des voix, a dénoncé une fraude généralisée ; une opinion partagée en partie par les observateurs de l’Union européenne qui ont fait état d’un manque de transparence du scrutin et d’une atmosphère d’intimidation des électeurs.

La réponse des autorités a été brutale et tous les gens ayant tenté de marcher à travers le pays ont été arrêtés, affirme Ingrid Turinawe du Forum pour le changement démocratique, le parti de Besigye. Des efforts sont en cours pour dénombrer les personnes arrêtées, a fait savoir Mme Turinawe. pour s apart, Kizza Besigye est pratiquement en résidence surveillée depuis l’élection présidentielle.

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