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Ouverture ce dimanche de la conference internationale sur le Sida à Vienne, la capitale autrichienne.


Ouverture ce dimanche de la conference internationale sur le Sida à Vienne, la capitale autrichienne.

Ouverture ce dimanche de la conference internationale sur le Sida à Vienne, la capitale autrichienne.

« Rights here, Right now », les droits ici et maintenant, c’est le thème de cette 18ème édition.

Du 18 au 23 juillet, l’accent sera mis sur les droits et la protection des personnes vulnérables (les séropositifs, les femmes, les enfants, les homosexuels, les transsexuels, les toxicomanes, les travailleurs du sexe, les prisonniers, etc.) victimes de stigmatisation et qui n'ont pas facilement accès aux soins et à la prévention dans plusieurs pays.

Le rapport Outlook 2010 d'ONUSIDA

Le rapport Outlook 2010 d'ONUSIDA

«Ce sera la conférence des sans voix» a déclaré le Malien Michel Sidibé, le directeur d'ONUSIDA.

Vienne a été choisie en raison « de sa proximité avec l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, une région des plus touchées par la pandémie, conséquence notamment de la prostitution et de la consommation de drogues injectables », a précisé Robin Gorna, directrice de la Société internationale du Sida (IAS) qui organise cette rencontre.

Le thème de cette année, « les droits ici et maintenant » braque aussi les projecteurs sur la date butoir de 2010. Une échéance établie il y a cinq ans par les leaders du G8 à Gleneagles en Ecosse. Objectif : assurer l’accès universel à la prévention et aux traitements anti-sida.

25 mille participants sont attendus à cette grande messe scientifique qui se tient tous les deux ans. Philanthropes, leaders politiques, scientifiques, des représentants de la société civile et surtout les premiers concernés, des malades du Sida seront au rendez-vous pour notamment faire le point sur l’état de l’épidémie dans le monde, débattre des dernières avancées scientifiques sur le VIH Sida, des progrès enregistrés par l'utilisation des ARV ou antirétroviraux, et examiner les politiques et programmes nationaux et internationaux mis sur pied pour lutter contre le Sida.

Car plus de 25 ans après la découverte du virus et 14 ans après la mise au point des ARV annoncée lors de la 11ème édition de 1996 à Vancouver, les chiffres sont alarmants.

Selon le dernier rapport d'ONUSIDA: plus de 33 millions de personnes vivent avec le VIH sida à travers le monde à la fin 2008. Pour cette même année près de 3 millions de nouvelles infections et deux millions de décès liés à la maladie ont été recensés. 10 millions de personnes ont besoin de traitement.

L'Afrique subsaharienne demeure l’épicentre de la pandémie avec 22 millions 400 mille personnes infectées, soit 67 % des cas d’infection dans le monde. 60% des personnes vivant avec le Sida dans cette région sont des femmes en âge de procréer. Elles sont plus d’un million à concevoir chaque année un enfant.

En effet, 2015 est l’autre date butoir fixée pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Un thème central à la conférence de Vienne.

Mais l’espoir est permis. Le nombre de nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé de près de 15% au cours des huit dernières années (17% dans le monde), soit 400 mille infections de moins en 2008.

Aussi: dans son rapport « Outlook » rendu public à Genève quelques jours seulement avant l’ouverture de la Conférence de Vienne, l’ONUSIDA, énonce les grandes lignes d’une plate-forme de traitement du VIH simplifiée appelée « Traitement 2.0 » qui pourrait permettre de réduire considérablement le nombre de décès liés au sida et diminuer fortement le nombre de nouvelles infections à VIH. En plus d’élargir et d’intensifier l’accès à des médicaments vitaux.

En chiffres: 10 millions de décès pourraient être évités d'ici à 2025 et 1 million de nouvelles infections à VIH pourraient être évités chaque année, a précisé Michel Sidibé, si les pays atteignent leurs objectifs de traitement du virus.

«Pour que les pays atteignent leurs objectifs et leurs engagements en matière d’accès universel, nous devons réorganiser la riposte au sida. En nous montrant innovants, nous réussirons à réduire les coûts afin que les investissements puissent atteindre un plus grand nombre de personnes », a affirmé le patron d'ONUSIDA, Michel Sidibé.

La crise économique mondiale a contribué à la réduction des financements. La conférence de Vienne va insister sur l’importance des fonds. Selon l’agence onusienne, 27 milliards de dollars sont nécessaires cette année pour assurer l’accès universel aux traitements et continuer la lutte contre le sida.

Vienne recevra du 18 au 23 juillet des sommités: l’ancien président Bill Clinton, Michel Kazatchkine directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michel Sidibé, le directeur d'ONUSIDA, le ministre sud-africain Aaron Motsoaldi de la santé la célèbre chanteuse Annie Lennox, ex des Eurythmics, ambassadrice itinérante d’ONUSIDA, pour ne citer que ceux-là.

La prochaine conférence internationale sur le sida se tiendra à Washington en 2012.

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