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Nomination de nouveaux chefs militaires au Burkina Faso


Roch Marc Christian Kaboré à Ouagadougou, le 30 avril 2017. (VOA/Issa Napon)

Les burkinabés se sont réveillés ce matin avec de nouveaux chefs militaires aux postes stratégiques du commandement militaire national.

Au total, six institutions ont connu des changements selon les décrets signés samedi par le président de la République dans le cadre de la réorganisation du commandement des forces armées national.

Roch Marc Christian Kaboré a procédé à d’importants changements dont le plus emblématique est le départ du patron de la gendarmerie nationale, Tuandaba Coulibaly qui avait joué un rôle central lors de l’insurrection populaire d’octobre 2014, remplacé ainsi à la tête de la maréchaussée par le Colonel Marie Omer Tapsoba.

D’autres changements et pas des moindres : l’état-major de l’armée de terre voit venir à sa tête le Colonel Major Léon Traoré, quand l’armée de l’air reconnaît son nouveau patron, le colonel Souleymane Ouédraogo.

Les autres nominations concernent le groupement central des armées dont le nouveau commandant est le colonel major Moise Minoungou, l’intendance militaire qui voit arriver comme directeur central l’intendant colonel major Jean Baptiste Parkouda et enfin à la tête de la direction central du matériel des armées le colonel Salif Tinguery.

Des changements qui n’intriguent pas cet ancien député du Conseil national de transition et président de Citoyens africains, pour la renaissance (CAR), cela pourrait être lié à l’actualité brulante, analyse Hervé Ouattara

Pour Hervé Ouattara, président des Citoyens africains pour la renaissance, "Ce qui est important, ce n’est pas le changement des hommes à la tête, c’est l’efficacité stratégique que ces hommes pourraient mettre en place pour la sécurité de notre pays, afin de sécuriser les Burkinabès".

"Le procès de Blaise Compaoré et ses anciens ministres a démarré, on a appris aussi en tant qu’organisation de la société civile qu’il y a beaucoup de militaires des hommes de tenue qui ont des choses à dire, qui savent beaucoup, on attend de voir leur départ lié au fait que le procès de Blaise Compaoré et de ses ministres a amorcé, quoi qu’il en soit je sais que nous allons aboutir à quelque chose de bien pour le Burkina Faso", explique Hervé Ouattara.

Cette série de nominations a finalement surpris bien de citoyens dont les sentiments convergent vers une meilleure sécurité pour le pays.

C’est un nouveau type de leadership qui est clairement attendu des nouveaux promus au moment où le traitement de certains militaires et des familles de militaires morts au front a souvent fait des gorges chaudes et ou le combat pour la sécurité reprend du souffle avec la riposte menée en ce moment contre les terroristes.

Issa Napon, correspondant à Ouagadougou

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