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L'ONG Freedom from Torture dénonce le viol comme intrument d'intimidation en RDC


Reconstruire des vies après des viols en RDC

Reconstruire des vies après des viols en RDC

Selon une nouvelle étude publiée lundi par l’ONG « Freedom from Torture », le viol, y compris les viols collectifs et les viols multiples, est utilisé régulièrement par des fonctionnaires de la République démocratique du Congo (RDC) - ce que le gouvernement Kabila dément. Ces sévices visent à punir des femmes actives en politique, dans la capitale, Kinshasa et dans d’autres régions du pays situées en dehors de la zone de conflit armé, ajoute l’ONG.



Même si la RDC a annoncé qu’elle signerait le nouveau protocole international pour la prévention des violences sexuelles dans les zones de conflit, qui soit être lancé par le gouvernement britannique pour remédier à la situation, Freedom from Torture redoute que le traité ne reste lettre morte, a déclaré Kolbassia Haoussou, de l’ONG Survivors Speak Out, qui travaille avec Freedom from torture.

Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), M. Haoussou a noté que le rapport de Freedom from Torture repose sur des données provenant de 34 dossiers médico-légaux rédigés par les médecins spécialement formés par l’ONG. Il a déploré les mauvaises conditions de détention, évoquant, en plus des abus sexuels, des brûlures de cigarettes et autres sévices.

M. Haoussou a par ailleurs déploré les faiblesses du système judiciaire en RDC, notamment, la corruption et l’impunité. Certes la RDC est l’un des pays signataires de la Convention des Nations Unies (ONU) contre la torture, et du protocole facultatif associé, mais elle n’aurait pas respecté ses obligations d’information depuis 2005.



A noter que le ministre congolais de l’Information, Lambert Mende, a fustigé le rapport de Freedom form Torture, faisant valoir qu’il n’est même pas digne de commentaire. « C’est un rapport totalement déjanté, et nous n’avons pas souhaité réagir, tellement les faits sont complètement enchevêtres. C’est quelqu’un qui ne connait même pas le pays », a déclaré le ministre à la VOA. « C’est totalement ridicule. Nous n’avons strictement rien à dire », car tout commentaire donnerait de la crédibilité au document, a-t-il poursuivi.
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