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L'ONU réclame justice pour les victimes du M23 en RDC


Martin Kobler représentant du Secrétaire général de l'ONU en RDC

Martin Kobler représentant du Secrétaire général de l'ONU en RDC

"Il est fondamental que justice soit rendue aux victimes et que cessent enfin les cycles d'impunité", en RDC a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

Les Nations Unies (ONU) ont lancé un appel afin que justice soit rendue à l'égard des crimes commis par le Mouvement du 23 mars (M23), lorsque la milice contrôlait une bonne partie du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), entre avril 2012 et novembre 2013.

« Il est fondamental que justice soit rendue aux victimes et que cessent enfin les cycles d'impunité qui minent les efforts en faveur de la paix en RDC depuis trop longtemps », a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

Selon l’ONU, des enquêtes du Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l'homme (BCNUDH) en RDC ont montré que durant la période en question, plus de 116 personnes ont été victimes d'atteinte au droit à la vie, 351 d'atteinte au droit à l'intégrité physique, dont 161 cas de viol; 296 d'atteinte au droit à la liberté et sécurité de la personne, notamment d'enlèvement et de recrutement forcé. L’ONU évoque également 18 cas de travail forcé et une cinquantaine de cas d'atteinte au droit à la propriété par des éléments du M23.

Evoquant la nouvelle loi d'amnistie en RDC qui permettra à de nombreux membres du M23 de revenir dans le pays, le représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Martin Kobler, a souligné qu’ils ne sauraient échapper à la justice.

« J'appelle les autorités congolaises à bien se préparer … à faire une application stricte de cette loi selon laquelle les membres du M23 qui se sont rendus coupables de crimes graves tels que le génocide, les crimes contre l'humanité ou les crimes de guerre ne pourront pas être amnistiés », a dit M. Kobler.

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