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Recherche scientifique en Afrique subsaharienne: des progrès, selon la Banque mondiale


(AP)

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Selon un nouveau rapport publié par la Banque mondiale et la maison d’édition scientifique Elsevier, la recherche en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques s’est considérablement améliorée ces dix dernières années en Afrique subsaharienne, même si beaucoup reste à faire.

Or, cet effort est essentiel pour satisfaire les besoins d’un continent qui se modernise rapidement, soulignent les auteurs du rapport, dont Andreas Bloom, économiste principal au sein du pôle Éducation de la Banque mondiale.

Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), M. Bloom a noté que l’Afrique subsaharienne est à la traîne au plan recherche par rapport à l’Asie. Selon le rapport de la Banque mondiale, la recherche en sciences physiques et en Science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) ne compte que pour 29 % de la totalité des recherches en Afrique subsaharienne, à l’exclusion de l’Afrique du Sud.

En revanche, les STIM constituent la fraction la plus importante de l’ensemble des travaux de recherche conduits en Malaisie et au Vietnam (une moyenne de 68 %), a expliqué M. Bloom.

L’Afrique subsaharienne, notamment l’Afrique orientale et australe, dépend fortement de la coopération internationale et des programmes de « professeurs invités » pour sa production de recherche, note la Banque mondiale.

La Banque compte appuyer les efforts des gouvernements africains et des partenaires au développement pour renforcer l’aide à la recherche et à la formation axée sur la recherche en Afrique, a ajouté M. Bloom. Le but étant de constituer le capital humain nécessaire à une nouvelle progression de la recherche en vue de trouver des solutions aux problèmes africains « par les Africains, pour les Africains ».

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