Liens d'accessibilité

CPI : trois des six suspects kenyans à La Haye


L'ancien ministre de l'Education national William Ruto, le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta et le vice-président Kalonzo Musyoka à une réunion de prière à Uhuru Park, à Nairobi

L'ancien ministre de l'Education national William Ruto, le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta et le vice-président Kalonzo Musyoka à une réunion de prière à Uhuru Park, à Nairobi

L’ancien ministre de l’Education nationale William Ruto, l’ancien ministre de l’Industrialisation et le directeur des opérations de radio Kass FM, Joshua Arap Sang, font face à des accusations de crimes contre l’humanité.

Trois des six personnalités accusées d’avoir orchestré les violences ayant éclaté au Kenya après la présidentielle controversée de 2007 doivent comparaître, jeudi, devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien ministre de l’Education nationale William Ruto, l’ancien ministre de l’Industrialisation et le directeur des opérations de radio Kass FM, Joshua Arap Sang, font face à des accusations de crimes contre l’humanité.

Les autres suspects, à savoir le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, le secrétaire du Cabinet Francis Kirimi Mutaura et l’ancien chef de la police Mohammed Hussein Ali, doivent comparaître le 21 septembre.

Mardi, la CPI a rejeté l’assertion du gouvernement kenyan selon laquelle les poursuites contre les trois hommes doivent être abandonnées.

La chambre d’appel de la Cour a jugé leurs affaires recevables, confirmant une précédente décision judiciaire disant que le gouvernement kenyan n’a pas fourni de preuves qu’il enquête au sujet des six suspects ou qu’il entend les juger. Des chefs d’accusation de meurtre, viol, torture et évictions forcées ont été retenus contre eux.

Quelques 1300 personnes ont été tuées dans les violents affrontements intervenus à la suite de la présidentielle de 2007. Plus de 300 000 autres ont fui leur lieu de résidence habituel.

XS
SM
MD
LG