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Euro-2016 : Les Anglais et leurs voisins prennent l'Eurostar


Wayne Rooney (à droite) tente de se couvrir après une parade lors du match de qualification de l’Euro 2016 (football) contre Saint-Marin au stade olympique de Serravalle, Saint-Marin, 5 Septembre2015.

Wayne Rooney (à droite) tente de se couvrir après une parade lors du match de qualification de l’Euro 2016 (football) contre Saint-Marin au stade olympique de Serravalle, Saint-Marin, 5 Septembre2015.

L'Angleterre, l'Eire, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles se sont tous qualifiés pour l'Euro-2016, ce qui signifie que pour la deuxième fois dans l'histoire et la première depuis le Mondial-1958, quatre équipes des Îles britanniques disputeront une phase finale.

Seule l'Ecosse, qui remplaçait l'Eire il y a 58 ans, fait figure de "vilain petit canard" et échappe au tableau d'excellence des "home nations" qui ont fondé le jeu.

Angleterre: hantée

Présents pour la 9e fois et classés 9e par la Fifa, les Trois Lions ont été brillants en éliminatoires même si le groupe E, achevé avec dix victoires en dix matches, était fade.

Mais les coéquipiers de Wayne Rooney, encore très efficace à ce niveau avec sept buts et désormais meilleur réalisateur national (51), ont été sérieux et finissent 2e meilleure attaque (31 buts) et 2e meilleure défense (3 buts encaissés) du continent.

L'équipe de Roy Hodgson va pourtant être attendue au tournant par 53 millions de compatriotes car les décevants Anglais, absents à six reprises en phase finale, n'y ont jamais fait mieux que demi-finalistes (68 et 96). Le pays est surtout hanté par cinq éliminations aux tirs au but depuis le Mondial-90.

Eire: les grognards

C'est la bonne surprise de la bande, du haut de sa 31e place au classement Fifa. Les Irlandais disputeront leur 4e Euro et un 2e d'affilée pour la première fois. Ils ne sont jamais sortis des poules et restent même sur trois revers en 2012.

Pour se hisser à ce niveau, la sélection de Martin O'Neill, l'ex-gourou du Celtic qui forme un duo efficace avec Roy Keane, l'ancien "Bad Boy" de Manchester United, a fini 3e du groupe D avec 18 points, mais avec la meilleure défense du groupe (7 buts). Après avoir pris quatre points à l'Allemagne, l'Eire a enfin forcé son destin en barrages en éliminant la Bosnie (1-1 et 2-0).

Emmenée par les centurions Robbie Keane, 35 ans et encore cinq buts en qualifications, ou John O'Shea, 33 ans, l'équipe est âgée et ne compte aucun joueur dans le Big Four de Premier League. Mais, poussée par ses 4,6 millions d'habitants, avec son expérience et son formidable public, elle peut connaître des moments de grâce.

Irlande du nord: hétéroclite

Confetti de l'ex-empire avec 1,85 million d'habitants seulement, la 30e nation mondiale bénéficie clairement, comme l'Islande ou l'Albanie, du passage de 16 à 24 équipes pour faire ses débuts à l'Euro. Alors qu'elle a disputé trois Mondiaux, mais plus rien depuis 1986.

L'Ulster n'a pourtant rien volé puisqu'elle a fini première du groupe F avec 21 points.

Capables d'exploits (victoire contre la Russie) lors des éliminatoires du Mondial-2014, mais également de grandes désillusions (défaite contre le Luxembourg), l'équipe s'est stabilisée et elle le doit à deux hommes: Kyle Lafferty et Michael O'Neill.

Le premier, catalogué jusqu'en 2014 à Palerme comme "coureur de jupons incontrôlable" par le président, a inscrit sept buts.

Le second, jeune sélectionneur de 46 ans, a tiré la quintessence d'un groupe hétéroclite fait de vieux pros et de jeunes pousses en devenir. C'est particulièrement criant en défense avec les grognards Chris Baird (33 ans) et Gareth McAuley (36 ans), secondés par l'espoir de Manchester United Paddy McNair (20 ans).

Pays de Galles: saint Bale

Là-encore, ce ne peut pas être une surprise même si les Gallois n'ont participé qu'au Mondial-58.

Avant de finir 2e du groupe B, la 17e nation Fifa (8e même en octobre) devançait en effet la Belgique avant de connaître en Bosnie sa seule défaite à la 8e journée.

L'équipe de Chris Coleman, présent depuis 2012, finit néanmoins avec seulement quatre buts encaissés dans un secteur où le capitaine Ashley Williams (Swansea) est le parfait relais du sélectionneur.

Paradoxalement, les deux stars du petit pays de 3,06 millions d'habitants, se situent pourtant devant.

Aaron Ramsey (Arsenal) et encore plus Gareth Bale (Real Madrid) ont en effet une aura incommensurablement supérieur à tous les autres joueurs réunis et joueront ce que la légende Ryan Giggs n'a jamais effleuré qu'en rêve.

Avec sept buts et deux passes décisives, le Merengue est même impliqué sur neuf des 11 buts marqués dans la campagne...

Avec AFP

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