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Des tirs d'obus sur Bujumbura : des blessés enregistrés


Une photo prise par l'armée burundaise présentant de présumés insurgés accusés pour les attaques contre des camps militaires le 11 décembre 2015, à Bujumbura. L'armée Burundaise

Une photo prise par l'armée burundaise présentant de présumés insurgés accusés pour les attaques contre des camps militaires le 11 décembre 2015, à Bujumbura. L'armée Burundaise

Un haut gradé de la police a confirmé, sous le couvert de l'anonymat, ces tirs de mortier, ainsi que l'explosion de trois grenades dans la matinée dans un quartier sud de Bujumbura, sans pouvoir donner de bilan.

Deux personnes ont été blessées par les explosions de deux obus de mortier tirés sur la capitale burundaise Bujumbura, a annoncé à l'AFP un responsable administratif local ayant requis l'anonymat.

"Deux obus de mortier ont été tirés par des criminels non identifiés vers 11H00 (09H00 GMT) et sont tombés près du quartier de Bwiza", dans le centre de Bujumbura, a indiqué un responsable municipal. "Deux femmes ont été touchées, dont l'une grièvement avec une jambe arrachée".

Ces obus sont tombés dans un rayon d'une centaine de mètres de la mairie de Bujumbura et ont provoqué un moment de panique dans la capitale, selon des témoins.

Des nombreux policiers ont été déployés "à la recherche des criminels armés responsables de cet attentat et qui tiraient depuis le quartier voisin de Jabe", selon le responsable municipal.

Les "criminels armés" désigne pour les autorités burundaises les insurgés armés, qui ont fait voeu depuis plusieurs mois de chasser du pouvoir par la force le président Pierre Nkurunziza.

Selon un témoin, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, "trois policiers ont été touchés" par les explosions simultanées des trois grenades lundi matin, sans pouvoir préciser s'ils étaient morts ou blessés.

Des obus de mortiers sont tombés à plusieurs reprises depuis octobre sur Bujumbura.

Le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis l'annonce mi-avril de la candidature de M. Nkurunziza à un 3e mandat, largement jugé contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006).

Les autorités burundaises ont déjoué un coup d'Etat militaire à la mi-mai et maté un mois plus tard six semaines de manifestations concentrées à Bujumbura, mais les violences désormais armées se sont intensifiées depuis la réélection controversée mi-juillet de Pierre Nkurunziza.

Mi-décembre, trois camps militaires de Bujumbura avaient été attaqués, déclenchant les affrontements les plus intenses depuis la tentative de coup d'Etat de mai.

Les violences au Burundi ont déjà fait plusieurs centaines de morts et poussé plus de 200.000 personnes à quitter le pays, selon l'ONU.

Avec AFP

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