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Chine : la campagne anti-corruption n'épargne pas l'armée


Un lieutenant-général va devoir répondre d'accusation de corruption

Un lieutenant-général va devoir répondre d'accusation de corruption

Bien que l’enquête contre Gu Junsha ait commencé sous la présidence de Hu Jintao, son inculpation publique est le résultat direct de la campagne anti-corruption de son successeur, Xi Jinping.

En Chine, les autorités ont inculpé un ancien haut responsable militaire pour corruption. La campagne anticorruption musclée ne semble pas épargner la toute puissante Armée de libération populaire, estiment les analystes.

L’enquête, qui a finalement permis de prendre dans le filet le lieutenant-général Gu Junsha, a duré plus de 2 ans. Elle était censée être secrète, mais cela n’a pas empêché les médias chinois d’offrir des bribes d’informations, ou de rapports non-officiels sur le cas : des transactions illicites ayant rapporté des milliards de dollars au prévenu ; des statuettes d’or et des liqueurs de haute qualité cachés dans des tunnels sous sa maison.

Gu va maintenant répondre, devant un tribunal militaire, d’accusations de corruption, détournement de fonds, gabegie et abus de pouvoir.

Bien que l’enquête contre Gu ait commencé sous la présidence de Hu Jintao, son inculpation publique est le résultat direct de la campagne anti-corruption de son successeur, Xi Jinping, estiment les analystes. Pour le professeur He Jiahong de l’Université Renmin à Pékin, les militaires chinois restent dans leur propre univers, et sont rarement inquiétés:

« Cela illustre bien la volonté du nouveau leadership de combattre la corruption, et de n’épargner aucun effort pour mener ce combat jusqu’au bout », conclut le professeur He.
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