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Une camerounaise s’investit dans les céréales locales pour bébés


A Garoua, au Cameroun, un infirmier parlant de la malnutrition.

Mettre fin au monopole des compagnies étrangères dans l’industrie d’aliments pour bébés, c’est l’objectif de Pascaline Nande, une jeune entrepreneure camerounaise. Elle propose la première alternative commerciale à ce business très lucratif.

Pascaline Nande est une entrepreneure camerounaise avec une vision : celle de s’imposer sur le marché des céréales pour bébés. Son produit Blesolac est fabriqué localement, à base de soja, de blé, de fruits, de lait et de sucre. Blesolac se veut une alternative aux marques bien connues, mais importées.

"A partir de six mois, le lait maternel ne suffit pas pour nourrir un bébé. Alors, quand je partais au village, mon mari a remarqué que les femmes du village torréfiaient le blé et nourrissaient les enfants pour les aider à grandir. J'ai eu l'idée d'utiliser le même blé et en faire quelque chose d'autre et après plusieurs essais, Blesolac est né ", a indiqué Pascaline Nande.

Au Cameroun, environ 1,2 million d'enfants accusent un retard de croissance et 45 pour cent des décès d'enfants sont liés à la malnutrition. Et Pascaline travaille avec des cliniques pour enfants à Douala. Si les affaires marchent, elle peut réaliser environ 1.200 dollars de bénéfice par mois. Mais Pascaline reconnaît qu’il y a beaucoup de difficultés à surmonter.

"Quand j'ai commencé à vendre, j'allais de porte en porte pour essayer de vendre ce que je produisais, chose qui n'a pas été facile. J'emballais le produit dans des sacs en plastique transparents. Je sous-traitais tout l'équipement. Il est vrai que les choses se sont améliorées, mais il y a encore un grand besoin d'équipement afin de répondre à la demande et produire en grande quantité, il y a une grande demande en raison d'un marché prêt", a-t-elle ajouté.

Pascaline Nande n’offre pas son produit qu’aux cliniques pédiatriques. Elle contacte aussi les mères qui y trouvent aussi leur compte.

"Quand j'ai entendu parler de Blesolac, je suis allé en acheter, je l'ai goûté et j'ai aimé l'odeur aussi. Je l'ai donné au bébé, et elle l'aimait et elle mange sans problème", a précisé Nadège, une cliente.

L’aventure Blesolac a commencé il y a 5 ans. Aujourd’hui Pascaline Nande vend 150 kilogrammes par semaine, donc une part de marché encore très modeste. Mais elle espère agrandir son business, en introduisant d’autres céréales très nutritives pour accroître la variété et l’offre.

Avec AFP

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