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"Dialogue" avec l'ONU pour lever l'embargo sur les armes en Centrafrique


Les troupes africaines de la Minusca à Bangui le 5 décembre 2013.

Les troupes africaines de la Minusca à Bangui le 5 décembre 2013.

Le ministre de la Défense centrafricain Joseph Yakété a fait état d'un "dialogue" avec les Nations unies pour lever l'embargo sur les armes afin de reconstruire une armée régulière en Centrafrique, où la situation sécuritaire reste très fragile.

"Un dialogue est entamé avec l'ONU pour lever petit à petit l'embargo qui frappe les forces armées centrafricaines afin de les remettre en selle et d'assurer la défense du territoire", a déclaré M. Yakété, selon des propos rapportés sur le site de la radio Ndeke Luka.

Imposé en 2013, l'embargo sur les armes avait été prolongé d'un an par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier dernier.

"Les armes circulaient partout. Le pays risquait de s'acheminer vers un génocide. C'est ce qui a poussé l'ONU à mettre le pays sous embargo", a rappelé le ministre de la Défense, qui a tenu un point de presse mardi à Bangui.

Le ministre a également plaidé pour une armée de garnison sur tout le territoire: "avant, les forces de défense et de sécurité n'avaient leurs bases qu'à Bangui et Bouar (est) (...) mais maintenant, les Faca iront s'installer dans les zones à risques", a-t-il dit.

La Centrafrique est toujours "en danger", avec des "régions entières" contrôlées par des groupes armés, avait prévenu samedi le président Faustin-Archange Touadéra, en tirant le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir.

Son gouvernement doit reconstruire l'Etat et le pays en présence d'une force des Nations unies, la Minusca (environ 12.000 hommes et femmes).

La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé, entraînant une spirale de violences entre la rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices chrétiennes anti-Balaka.

Redoutant un "génocide" dans ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants, la France avait lancé l'opération militaire Sangaris, qui passe désormais le relais à la Minusca. Les troubles ont provoqué l'exil de plus de 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad, ainsi que 415.000 déplacés internes.

Avec AFP

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