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Extrême-Nord du Cameroun : l'armée reprend la ville de Kerawa à Boko Haram


Une scène de destruction causée par une attaque de Boko Haram, le 21 octobre 2015. (VOA)

Une scène de destruction causée par une attaque de Boko Haram, le 21 octobre 2015. (VOA)

La ville de Kerawa, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, a été prise brièvement vendredi par Boko Haram. L'armée camerounaise a repris le contrôle de la localité dans la soirée et fait fuir les assaillants au Nigeria.

L'armée camerounaise a repris, vendredi 23 octobre au soir, le contrôle de Kerawa, dans l'Extrême-Nord du Cameroun. Dans la matinée, des islamistes armés nigérians de Boko Haram s'étaient emparés de cette ville située sur la frontière avec le Nigeria.

"Ils se sont retirés après la venue des militaires. Il n'y a plus eu de combats", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire camerounaise. Leur retrait a été confirmé par une source militaire, précisant que les insurgés avaient "fui" au Nigeria.

Kerawa, adossée à une ville nigériane qui porte le même nom, compte environ 50 000 habitants, dans l'arrondissement de Kolofata, cible régulière d'attaques de Boko Haram et d'attentats-suicide.

Boko Haram perd du terrain mais multiplie les attentats

Face aux offensives des armées de la région, les insurgés de Boko Haram, qui ont rallié l'organisation de l'Etat islamique (EI), ont perdu depuis début 2015 la plupart des territoires qu'ils contrôlaient, principalement dans le nord-est du Nigeria.

Mais ils restent solidement retranchés dans des zones difficiles d'accès - forêt de Sambisa, monts Mandara, îles du lac Tchad - et multiplient les attentats-suicide, au Nigeria, mais aussi au Niger, au Cameroun et au Tchad.

Depuis 2009, l'insurrection a fait au moins 17 000 morts et 2,5 millions de déplacés. La semaine dernière, le président Barack Obama a annoncé le déploiement d'un détachement de 300 soldats américains au Cameroun pour participer à la guerre contre les islamistes.

Avec AFP

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