Liens d'accessibilité

Un attentat kamikaze fait deux morts dans l'extrême-nord du Cameroun


Des femmes et des enfants près de Kerawa, au nord du Cameroun.

Un attentat kamikaze mercredi à Wouro Dole, près de Amchide, localité frontalière au Nigeria dans l'arrondissement de Kolofata département du Mayo-Sav.

Le kamikaze serait un garçon d'environ 12 ans. Cet attentat kamikaze est probablement une signature de la secte terroriste Boko Haram. On dénombre deux morts pour le moment.

Deux fillettes, prénommées, Suzanne et Rouza dont les âges n'ont été précisés par notre source, comptent parmi les blessées de cet attentat terroriste.

Des victimes transportées à l'hôpital d'Amchide pour les premiers soins. D'après la même source militaire sur zone, un deuxième Kamikaze repéré par les comités de vigilance serait en fuite, il est activement recherché par les forces de sécurité camerounaises stationnées dans la zone.

Une région à risque

Plus de 500 réfugiés nigérians, installés dans l'extrême-nord du Cameroun par crainte des attaques du groupe jihadiste Boko Haram, ont été rapatriés de force, a annoncé mercredi à l'AFP le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui se déclare inquiet.

Du 10 au 15 février, 517 Nigérians ont été rapatriés, dont "313 demandeurs d'asile" renvoyés après leur interpellation, précise le HCR dans un rapport.

Le HCR s'est dit "très préoccupé par cette situation", démentant être "impliqué" dans ce refoulement.

"Le HCR, conscient des défis sécuritaires dans la zone du fait des attaques récurrentes de la secte Boko Haram, ne cesse de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités camerounaises afin de maintenir l'accès à l'asile et de respecter ainsi le principe international de non-refoulement pour les demandeurs d'asile".

Le HCR a indiqué dans un communiqué qu'il signerait le 2 mars avec le Cameroun et le Nigeria un accord pour le retour volontaire de plus de "85.000 réfugiés nigérians".

Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Yaoundé

XS
SM
MD
LG