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Amnesty: les violations des droits humains, « beaucoup trop fréquentes » au Tchad


Dans un nouveau rapport publié jeudi, Amnesty International fustige les violations des droits humains perpétrées « beaucoup trop fréquemment » au Tchad, selon elle. Elles « doivent cesser » insiste l’ONG de défense des droits humains.


Ce rapport, intitulé « Au nom de la sécurité. Arrestations, détention et restrictions à la liberté d'expression au Tchad », offre des preuves de la répression violente de toute forme de critique par le gouvernement et des restrictions à la liberté d'expression dans le pays, souligne l’ONG dans un communiqué.

« Nous dénonçons le fait qu’il y a la répression au Tchad contre ceux qui sont critiques envers le gouvernement, et nous faisons allusion au fait que cette situation a perduré au Tchad », explique Christian Mukosa, chercheur sur le Tchad à Amnesty International. Cela fait des années qu’Amnesty et d’autres ONG de défense des droits humains évoquent ces abus, poursuit-il

« Des gens meurent en détention, sont détenus au secret et sont arrêtés arbitrairement à tour de bras, toujours au nom de la "protection de la sécurité nationale" », ajoute M. Mukosa.

Le 17 octobre 2013, le Tchad a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour deux ans à compter de janvier 2014. « Le Tchad devrait utiliser ce forum, cette opportunité pour s’assurer que les droits humains au Tchad soient respectés, protégés et promus par toutes les autorités du pays, y compris les plus hauts placées », a ajouté M. Mukosa. Cela permettrait à N'Djamena de « redorer son blason sur la scène internationale », a-t-il fait valoir.
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