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Scandale du Secret Service en Colombie : des parlementaires exigent de nouveaux licenciements


Le député républicain Peter King, qui préside la Commission de la Sécurité Intérieure de la Chambre des représentants, et qui dirige une enquête sur le scandale, s’est félicité des licenciements annoncés mercredi. Mais il a ajouté qu’il ne serait pas surpris si d'autres suivaient.

Des membres du Congrès américain se penchent actuellement sur le scandale de prostitution en Colombie qui a secoué le Secret Service, la police d'élite chargée de protéger le président Barack Obama. Ils réclament des licenciements supplémentaires.

Le député républicain Peter King, qui préside la Commission de la Sécurité Intérieure de la Chambre des représentants, et qui dirige une enquête sur le scandale, s’est félicité des licenciements annoncés mercredi. Mais il a ajouté qu’il ne serait pas surpris si d'autres suivaient. Le sénateur républicain Charles Grassley, membre de la commission Judiciaire du Sénat, a, de son côté, qualifié les premiers renvois d'évolution positive.

Onze membres du Secret Service sont accusés d’avoir fait venir des prostituées colombiennes dans un hôtel de Carthagène, alors qu’ils préparaient la venue du président Obama au Sommet des Amériques.

Le président Obama lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue colombien Juan Manuel Santos à Carthagène

Le président Obama lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue colombien Juan Manuel Santos à Carthagène

Des enquêteurs du Secret Service sont actuellement en Colombie pour enquêter. La réputation de cette police d’élite en a pris un coup, affirme l’écrivain Jeffrey Robinson, co-auteur d’un ouvrage sur le Secret Service.

Peu après la divulgation du scandale, le président Obama a dit à des journalistes ce qu’il en pensait. « S’il s'avère que certaines des allégations qui ont été faites dans la presse sont confirmées, alors, bien sûr, je serai irrité », a déclaré M. Obama.

Les agents soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire ne faisaient pas partie de la garde personnelle du président. Une dizaine de militaires américains auraient également trempé dans le scandale.

Le porte-parole de la Maison Blanche s’est félicité de l’action du directeur du Secret Service, Mark Sullivan, après l’incident. « Le président fait confiance au directeur du Secret Service. Le directeur Sullivan a agi rapidement en réponse à cet incident et il supervise une enquête au moment même où nous en parlons », a souligné Jay Carney.

Une vue du sommet des Amériques de Carthagène

Une vue du sommet des Amériques de Carthagène

Le principal rival républicain de M. Obama à l’élection présidentielle de novembre, l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, a lui aussi dit faire confiance à M. Sullivan, même s’il pense qu’il faut remercier les agents impliqués dans le scandale.

Les analystes ne pensent pas que l’affaire fera du tort à M. Obama. Impossible d’établir un lien entre les coupables et le président, rappelle Thomas Mann du Brookings Institution. Il n’y a pas grand-chose que l’administration puisse faire pour empêcher des policiers de se comporter de la sorte, renchérit un autre analyste, Jeffrey Robinson.

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