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Alpha Condé à la VOA : « je voulais faire plus mais je suis venu dans un pays en quasi faillite »


Le président Barack Obama avec ses homologues africains : Mahamoudou Issoufou du Niger, Yayi Boni du Bénin, Alpha Condé de Guinée et Alassane Ouattara pour la Cote d'Ivoire. Le 29 juillet 2011

Le président Barack Obama avec ses homologues africains : Mahamoudou Issoufou du Niger, Yayi Boni du Bénin, Alpha Condé de Guinée et Alassane Ouattara pour la Cote d'Ivoire. Le 29 juillet 2011

Avant de regagner Conakry, le président guinéen a accordé une interview exclusive à la Voix de l’Amérique. Il a affirmé avoir confiance en l’armée républicaine.

Votre visite aux Etats-Unis a-t-elle permis d’obtenir plus d’aide financière pour la Guinée ?

Nous avons exposé nos problèmes. Nous avons dit au président américain que nous allons tout faire pour remplir les conditions afin d’accéder à l’AGOA et au MCC. Barack Obama a expliqué que les Etats-Unis avaient placé la barre très haute pour que les pays fassent des efforts. C’est que la Guinée va s’efforcer de faire.

Vous séjournez en Amérique, le pays du libéralisme et du capitalisme. On vous a souvent associé au marxisme. Est-ce que c’est toujours vrai ?

Vous savez moi je suis un patriote. Ma bataille, c’est la démocratie en Guinée. Mon objectif n’est pas d’être communiste ou non, ce qui compte pour moi c’est la façon d’apporter le bonheur au peuple de Guinée. Je suis pragmatique.

Avez-vous confiance en l’armée guinéenne ?

Je pense que l’armée guinéenne, dans sa grande majorité, a fait sa mue. Elle devenue une armée républicaine. Evidemment, il y a des officiers supérieurs qui ont bénéficié pendant des années de certaines conditions. Ces gens-là ne sont plus à la tête de l’armée aujourd’hui mais ils n’acceptent pas cet esprit républicain.

Faites-vous le lien avec l’attaque contre résidence ?

La justice est saisie. Je ne veux pas m’ingérer. Des personnes ont été déferrées, d’autres sont encore interrogées vous aurez bientôt toutes les informations. Je mène une politique de changement qui remet en cause de très gros intérêts. Ils ont voulu arrêter la roue de l’histoire mais on ne peut pas l’arrêter. Ils pensaient qu’en m’éliminant la Guinée reviendrait à la case départ.

Où en est l’enquête ?

L’enquête avance. Six personnes ont déjà été déferrées, d’autres le seront bientôt. Tout se fait en transparence. La Croix-Rouge a pu leur rendre visite et tout diplomate qui le souhaite peut aussi les visiter pour voir comment ils sont traités.

Y compris le général Nouhou Thiam ?

Ils ont vu tout le monde.

Suite à cette attaque, le CNC avait imposé à tous les médias du pays l'interdiction d'évoquer l'attaque.

Cette décision a été prise en mon absence. La présidente du CNC a voulu interdire les émissions interactives pour éviter les affrontements entre les populations. Sur le fond elle avait raison mais elle n’aurait dû appliquer l’interdiction qu’à ce type d’émission. C’est pourquoi nous avons redressé la situation.

Extraits des propos recueillis par Nicolas Pinault

Ecoutez l’entretien intégral avec Alpha Condé


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