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Assemblée générale de l’ONU : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad fustige « la discrimination « au sein de l’ONU


Le président Ahmadinejad

Le président Ahmadinejad

La deuxième journée des interventions des chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation à l’Assemblée générale de l’ONU à New York a été marquée, mercredi, par une sortie musclée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Ce dernier, qui prononçait son dernier discours aux Nations Unies en tant que chef d’Etat, a sévèrement critiqué le Conseil de sécurité de l’ONU. « Si l’intégrité et l’honnêteté avaient prévalu dans les relations internationales et si toutes les nations et si tous les gouvernements avaient été traités sur un pied d’égalité, et de manière juste, dans les efforts mondiaux en vue d’étendre la joie à l’ensemble de l’humanité, si des dizaines de situations défavorables n’avaient pas eu lieu, imaginez combien nos vies seraient belles et plaisantes et combien l’histoire de l’humanité aurait été belle, » a déclaré le président iranien.

Le président Ahmadinejad

Le président Ahmadinejad

La « discrimination » au sein de l’Onu est une « grave insulte » à tous, a-t-il dit, en dénonçant le droit de véto de certains pays qui, de l’avis du président iranien, relève d’une « monopolisation » du pouvoir.

La délégation américaine a boycotté le discours du président Ahmadinejad dont le mandat à la tête de l’Iran expire en juin 2013.

Côté africain, le président kenyan Mwai Kibaki est revenu, sur l’adoption en 2010 d’une nouvelle Constitution qui, a-t-il dit, renforce la protection des droits et libertés des citoyens. Le président Kibaki a aussi abordé le dossier de la Somalie, expliquant : « Le Kenya s’est joint à la Mission de l’Union africaine en Somalie et, à travers les efforts combinés des forces de l’AMISOM et du gouvernement fédéral de transition, nous avons vu la libération progressive de grandes zones de la Somalie de l’occupation d’al-Shabab. »

Le président John Dramani Mahama

Le président John Dramani Mahama

Le président ghanéen John Dramani Mahama a partagé avec la communauté internationale l’expérience de ses compatriotes suite à la brutale disparition de son prédécesseur, le professeur John Atta Mills. « Au cours des récents mois, les Ghanéens se sont montrés résilients, respectueux des valeurs qui promeuvent la paix et les institutions sauvegardant la stabilité de notre démocratie », a-t-il dit.

La présidente libérienne Ellen John Sirleaf s’est, de son côté, félicité de dix années de paix dans son pays. « Le Liberia n’est plus un pays de conflit, de guerre et de privation. Nous ne sommes plus le pays dont les habitants fuyaient, et dont les partenaires internationaux avaient pitié, et dont les voisins avaient peur. Nos efforts de stabilisation des six dernières années ont eu comme résultat une croissance moyenne annuelle de plus de 6% », a déclaré Mme Sirleaf.



Parmi les orateurs de mardi, le président de la RDC, Joseph Kabila, qui est revenu sur la situation dans l’Est de son pays, en particulier dans la province du Nord-Kivu. « Des enfants sont privés d’école et forcés de porter et d’utiliser des armes à feu pour tuer leurs semblables, voire leurs propres frères et sœurs. Cette situation est inacceptable, elle mérite d’être condamnée et devait donner lieu à des sanctions », a déclaré le président Joseph Kabila à New York.
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