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A Calais la distribution de repas aux migrants désormais interdite


Le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, au centre, rend visite au camp de migrants de Calais, samedi 23 janvier 2016. (AP Photo/Michel Spingler)

Le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, au centre, rend visite au camp de migrants de Calais, samedi 23 janvier 2016. (AP Photo/Michel Spingler)

La ville de Calais, dans le nord de la France, a pris un arrêté jeudi visant à dissuader les distributions de repas à des migrants, une décision jugée "inhumaine" par des associations qui comptent saisir la justice.

La maire de Calais n'a pas explicitement interdit la distribution de repas à des réfugiés mais "toutes occupations abusives, prolongées et répétées de la zone industrielle des Dunes", à proximité de l'emplacement de l'ancienne "Jungle" de Calais, un gigantesque bidonville où vivaient plusieurs milliers de migrants dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. Le camp a été démantelé en octobre.

"Ce n'est pas un arrêté anti-distribution de repas mais anti-regroupements car ces derniers sèment le trouble à l'ordre public et posent des problèmes de sécurité et de salubrité publique", a expliqué à l'AFP la maire Natacha Bouchart.

"J'ai pris cette décision pour éviter qu'aucun lieu de fixation dans le périmètre de Calais ni squat ne se crée", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, les associations Auberge des migrants et Utopia 56 ont dénoncé un arrêté "inhumain, et peut-être illégal".

"Aujourd'hui, 500 repas sont distribués par jour à des migrants qui errent dans le coin. On ne va pas laisser ces gens, dont beaucoup de gamins, qui vivent déjà dehors crever de faim ! Je ne vois pas comment humainement ce serait possible de s'y opposer", a estimé Gaël Manzi de Utopia 56.

Avec AFP.

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