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Etats-Unis : primaires mardi dans le Mississippi


Les élections primaires dans le Mississippi, ce mardi, sont la prochaine étape dans la course à l’investiture démocrate. Mais c’est la Pennsylvanie, qui tiendra ses primaires le 22 avril, que tout le monde attend. C’est un Etat très peuplé, doté de 158 délégués. Les deux candidats démocrates y mèneront certainement une campagne acharnée.

Entre-temps, le débat se poursuit concernant les délégués de Floride et du Michigan - deux Etats où les responsables démocrates locaux ont organisé des primaires en janvier - en violation des règles du Comité national du Parti démocrate. Celui-ci a déclaré que les 128 délégués du Michigan, ainsi que les 185 de la Floride, ne seraient pas comptés à la convention nationale, parce que ces Etats ont tenu leurs primaires avant le 5 février, en contravention du règlement du parti national.

Mais comme la course entre Clinton et Obama reste serrée, le Comité national se trouve dans l’embarras, car il ne veut pas priver plus de deux millions de ses membres de leur droit de vote, d’autant qu’ils pourraient aider à départager les deux candidats en lice. D’où les efforts pour trouver un compromis. On peut soit décider de reconnaître les résultats des primaires de Floride et du Michigan, soit organiser un nouveau scrutin, a expliqué le sénateur Bill Nelson, un démocrate de Floride.

A noter que les scrutins de ces deux Etats avaient été remportés par Mme Clinton, mais aucun des candidats démocrates n’y avait fait campagne, en raison des sanctions du Comité national du Parti démocrate. La sénatrice de New York estime qu’il faudrait trouver le moyen d’intégrer ces quelque deux millions de suffrages. Mais les partisans de Barack Obama pourraient alors crier au déni de démocratie.

M. Obama ne dit pas « non » à de nouvelles primaires. Mais le président du comité national démocrate, Howard Dean estime que ce n’est pas si simple. On ne peut pas changer les règles en cours de route. La Floride et le Michigan ont changé les règles et décidé que, contrairement aux 48 autres Etats, ils feraient quelque chose de différent. Ce n’est pas juste, selon M. Dean.

John Fortier, de l’American Enterprise Institute, un think tank conservateur ici à Washington, est d’avis qu’il faudra régler ce casse-tête d’ici la convention du Parti démocrate à Denver. Sinon, poursuit-il, le parti pourrait perdre des millions de voix à la présidentielle de novembre, ce qui profiterait au candidat républicain John McCain.


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