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Le président Laurent Gbagbo promet des élections pour 2009


Le chef de l’Etat ivoirien, au cours d’un déplacement à l’intérieur du pays, notamment à Hiré où il a rendu visite à une entreprise (Lgl Equigold) qui exploite la mine d’or de Bonikro, a donné un avant goût de la teneur de son discours à la nation dans les prochains jours. Il a annoncé la tenue des élections cette année 2009 comme l’ont déjà souhaité l’ONU, les Etats-Unis et la France. Les Forces nouvelles, en début de semaine dernière, ont également exigé que les élections se tiennent cette année sinon elles vont reconsidérer leur participation au processus de sortie de crise post-Ouagadougou. Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Beugré Mambé, a annoncé à son tour qu’un chronogramme déjà établi est porté à la connaissance du Premier ministre et du président ivoirien. Un décret pour le rendre public est attendu par l’ensemble des acteurs politiques et la société civile.

Une délégation du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) a effectué du mardi 20 avril au vendredi 1er mai en Côte d’Ivoire une mission d’information «sur l’état d’avancement des opérations prévues par le processus électoral, notamment l’identification des populations et l’enregistrement des électeurs de même que sur l’état de la mise en œuvre du 4ème accord complémentaire de l’accord politique de Ouagadougou, qui prévoit la démobilisation des ex-combattants des Forces armées des Forces nouvelles et le démantèlement des milices deux mois avant l’élection présidentielle, dont la nouvelle date n’est pas encore connue».

Le commandant de la zone 3, le chef de bataillon de l’ex-rébellion Chérif Ousmane s’est prononcé la semaine dernière à Bouaké sur le rapport des experts de l’ONU sur le bilan à mi-parcours du processus de sortie de crise. Dans ce rapport, il est fait état de ce que «dans le nord du pays, les milices quasi privées contrôlent les ressources naturelles et continuent d’extorquer des loyers aux entreprises locales et aux civils. Comme toute économie quasi étatique de ce type, celle du nord de la Côte d’Ivoire est tributaire des marchés étrangers pour l’exportation des ressources naturelles et des relations avec les fournisseurs étrangers pour l’importation de biens stratégiques comme le carburant, les véhicules et les armes». Pour l’ex-chef de guerre des Forces nouvelles, le rapport des experts ne reflète pas la réalité du terrain. «Car dans les zones CNO, en dehors de nos éléments, il n’a jamais existé de milices privées encore moins de groupes d’autodéfense qui se livrent à des pillages systématiques dans le nord de la Côte d’Ivoire». Selon lui, c’est le sud ivoirien (zone gouvernementale) qui continue de s’armer par le biais des avions et des bateaux qui font entrer des armes dans le pays.

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