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Etats-Unis : la complexe équation du président Obama


Le président Barack Obama présentera, mardi, son plan visant à réduire le taux de chômage, qui se situait à 10% en novembre. Ce n’est là que l’un des casse-tête auxquels le président Obama fait face depuis son arrivée à la Maison-Blanche, il y a dix mois.

Chaque jour semble, en effet, apporter son lot de défis pour le chef de l’exécutif américain. Quelques jours seulement après avoir annoncé l’envoi de 30 000 soldats américains en renfort en Afghanistan, Barack Obama s’est rapidement tourné, au plan domestique, vers le problème des millions de sans emploi.

« Ces Américains qui cherchent désespérément un emploi depuis des mois, certains depuis peut-être un an ou plus encore, ne peuvent pas continuer d’attendre, et nous n’attendrons pas non plus. Nous devons faire tout ce que nous pouvons dès à présent pour aider les entreprises à recruter à nouveau afin que nos amis et nos voisins puissent reprendre le travail », a déclaré M. Obama.

Dans ce climat morose, l’administration américaine a enregistré un bout de bonne nouvelle, à savoir que le taux de chômage est passé de 10,2 à 10% le mois dernier. Toutefois, même les démocrates du Congrès reconnaissent qu’une réduction rapide de ce taux de chômage demandera un effort herculéen. Ils redoutent que l’absence de progrès sur ce front les laisse vulnérables lors des élections législatives de mi-mandat de l’année prochaine.

Pour la présidente de la Chambre des représentants, la députée démocrate Nancy Pelosi de Californie, la priorité pour l’année à venir ne fait aucun doute. « Les emplois, les emplois, les emplois, les emplois ; tout a rapport aux emplois et, alors que nous travaillons sur ces dossiers, nous nous penchons toujours sur la question de la création d’emplois », a déclaré Mme Pelosi.

Dans le même temps, le président Obama tente d’obtenir le passage, au Congrès, de son plan de réforme du système d’assurance-maladie. Les républicains sont opposés presqu’unanimement à ce projet du fait de son coût estimé à plusieurs milliards de dollars; ce qui veut dire le président doit s’appuyer la majorité démocrate pour faire passer, d’ici le début de l’année, ce plan, qui était l’un des éléments-clé du programme électoral d’Obama.

« La première chose qui doit avoir lieu est que l’agenda hostile à l’emploi que le président appuie et qui fait chemin au Congrès doit être arrêté », a fait savoir le député John Boehner de l’Ohio, chef de file de la majorité républicaine à la Chambre.

Autre complication pour le président Obama : les prises de position de membres de son propre parti contre sa nouvelle stratégie pour l’Afghanistan. Sur ce dossier au moins, Barack Obama peut compter sur le soutien de ses adversaires républicains, mais beaucoup d’entre eux remettent en cause sa décision de fixer à la mi-2011 le début du retrait des troupes américaines d’Afghanistan.

La côte de popularité du chef de l’exécutif américain a baissé ces derniers mois, tournant autour des 50%. Et selon un récent sondage d’opinion du Pew Research Center et Conseil sur les Affaires étrangères, 49% des Américains veulent que les Etats-Unis s’occupent plus de leurs propres affaires et moins de celles des autres ; ce qui complique d’avantage l’équation politique que Barack Obama tente de résoudre.

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