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Guinée: la société civile demande justice


L’annonce de la création d’une commission nationale d’enquête sur les événements du 28 septembre 2009 par le chef de la junte militaire guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, a été accueillie avec scepticisme par la société civile guinéenne.

Le président de la Ligue guinéenne des droits de l’Homme, Thierno Madjo Sow cite les exemples des deux commissions, successivement mises en place pour connaître des graves abus commis en janvier-février 2007, qui,, selon lui, n'ont rien donné.

« Des centaines de personnes ont été tuées, il y a de nombreux mutilés et disparus ; on a mis sur pied une première commission, puis une seconde, sans résultat probant parce qu’en Afrique, dit-il, tous les corps administratifs sont soumis au pouvoir exécutif ».

Au lieu d’une commission nationale, Thierno Madjo Sow aurait souhaité la mise sur pied d’une structure internationale ou mixte. La mission d’une telle commission aurait été facilitée, poursuit-il, par le fait que les auteurs des violations des droits de l’Homme du 28 septembre sont connus. Le geste aurait été de les arrêter, dit Sow, ajoutant qu'il ne comprend pas, par exemple, que « l’ordonnace du chef de l’Etat qui ne le quitte jamais, aille participer à un carnage pareil. »

Thieron Madjo Sow raconte qu’on a laissé les gens laissé les gens entrer dans le stade, on a ensuite fermé les portes, mis du courant aux portes et sur les murs pour les empêcher sortir, avant de à tirer à l’horizontale sur la population, violer les femmes en public, introduire des armes dans leurs parties intimes, et parfois même tirer des coups de feu à cet endroit. Il y a, dit-il, des gens qui ont été égorgés et des gens à qui on a ouvert le ventre avec des baionnettes.

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