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Niger : il y a malentendu avec la CEDEAO au sujet de la nouvelle Constitution, dit le ministre de la Justice


Le Niger estime qu’un malentendu est à l’origine de la menace de la CEDEAO de prendre des sanctions contre lui s’il se dote d’une nouvelle Constitution avant la présidentielle du 14 novembre. L’avertissement avait été lancé dimanche, à Niamey, par le Conseil des sages de la CEDEAO, qui a invoqué le Protocole additionnel signé par les pays de la CEDEAO à Dakar, en 2001. Le président nigérien Mamadou Tandja souhaite organiser un référendum sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Réagissant à la question du Procole additionnel cité par le Conseil des sages de la CEDEAO, le ministre nigérien de la Justice, Loumpo Verba, affirme que « ce protocole parle de Constitution et de loi électorale, ce qui signifie qu’au niveau de la compréhension anglophone, il y a un problème de traduction de l’anglais vers le français. »

Selon M. Verba, les anglophones « appellent la loi électorale Constitution », alors qu’au Niger, on parle de Code électoral et de Constitution. « Notre code électoral n’est pas, en ce moment, en instance de révision quelconque ou d’un changement quelconque ; nous, nous parlons d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à nos concitoyens par la voie référendaire », a souligné le ministre nigérien de la Justice.

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