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Obama et McCain font campagne dans les États qui peuvent basculer en leur faveur


Suite à leur second débat mardi soir, le démocrate Barack Obama et son rival républicain John McCain ont repris la route. Le sénateur de l’Illinois se concentrait hier sur l’Indiana, un bastion républicain. C’est l’un des États qui ont voté pour le président George Bush en 2004 et qu’il s’efforce de prendre aux républicains, de même que d’autres États conservateurs tels que le Colorado, la Floride, l’Iowa, le Nevada, le Nouveau-Mexique, la Caroline du Nord, l’Ohio et la Virginie.

Dans ses discours, M. Obama axe son propos sur l’économie, les difficultés que connaissent les places boursières et le ralentissement général de l’activité, qui s’accompagne d’une hausse du chômage.

« Je suis ici pour vous dire que l’avenir nous réserve des jours meilleurs. Je sais que les temps sont durs et que nombre d’entre vous sont inquiets pour l’avenir, mais ce n’est pas le moment de céder à la peur ou à la panique. C’est le moment de faire preuve de détermination et pondération » a dit M. Obama.

Le candidat démocrate estime que les nouvelles critiques formulées à son encontre par son rival, le sénateur McCain, et sa colistière, le gouverneur de l’Alaska Sarah Palin, visent à détourner l’attention des électeurs de la crise. Cette tactique échouera, a-t-il dit.

De leur côté, M. McCain et Mme Palin faisaient campagne en Pennsylvanie, dans le Nord-Est des États-Unis, un État qui pourrait basculer soit du côté des démocrates, soit du côté des républicains, le 4 novembre. Une foule enthousiaste a scandé « No-Bama » pendant que le sénateur critiquait les propos de son rival. « Vous savez, nous avons tous entendu ce qu’il a dit. Ce qui est moins clair, c’est ce qu’il a accompli ou ce qu’il fera », a fait valoir M. McCain.

Si M. Obama s’est plaint des spots publicitaires républicains critiques à son égard, M. McCain s’est élevé contre ceux diffusés à la télévision par le camp Obama.

« Obama a même douté de la véracité de mes propos, et permettez-moi de répondre dans les termes les plus simples que je connaisse. Je n’ai pas besoin de leçons sur la nécessité de dire la vérité au peuple américain, et si j’ai jamais besoin de m’améliorer dans ce domaine, je ne demanderai pas l’avis d’un politicien de Chicago » a dit M. McCain, faisant allusion à la réputation de la grande ville du Midwest, connue pour sa vie politique tempétueuse.

Les deux candidats se sont dits satisfaits de leur prestation, lors de leur débat mardi, mais les sondages réalisés par les chaînes de télévision CNN et CBS montrent qu’Obama mène devant McCain. Toujours selon les sondages, la crise économique profite au sénateur de l’Illinois. Selon l’analyste Larry Sabato, qui enseigne à l’Université de Virginie, les électeurs veulent savoir ce que les candidats pourront faire pour les aider à surmonter la crise.

Un ancien conseiller du président George Bush, Dan Bartlett, a dit à la chaîne de télévision CBS que le sénateur McCain aura du mal à rattraper son retard. Sa dernière chance, a-t-il estimé: le troisième et dernier débat prévu entre les deux candidats à l’université Hofstra, à New York, la semaine prochaine.

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