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Attaque rebelle contre Omdurman : Khartoum et N’Djaména à couteaux tirés


La tension est montée d’un autre cran dans les relations déjà tendues entre le Soudan et le Tchad. Khartoum accuse N’Djaména d’être impliqué dans la fulgurante attaque de samedi contre Omdurman, ville-jumelle de Khartoum, attaque attribuée aux rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité. Suite à cette attaque, les autorités soudanaises ont rompu les relations diplomatiques avec le Tchad. Les dirigeants tchadiens ont, de leur côté, décidé de fermer la frontière de leur pays avec le Soudan. Dans un communiqué publié lundi, le gouvernement tchadien précise qu’il a également décidé le gel de ses relations économiques avec le Soudan, pour éviter toute infiltration et tout trafic douteux.

Les autorités soudanaises ont réimposé le couvre-feu à Omdurman et mis la population en garde contre la présence de rebelles du Mouvement pour la Justice et l’Egalité dans le secteur. Selon des témoins, l’armée est déployée dans toute la ville et des coups de feu sporadiques y sont signalés, de même qu’à Khartoum.

Le leader du groupe rebelle, Khalil Ibrahim a déclaré, lundi, à la presse, par téléphone, qu’il se trouve toujours à Omdurman et il s’est engagé à lancer de nouvelles attaques contre le gouvernement de Khartoum. Les autorités soudanaises ont remis en liberté Hassan al-Turabi, le leader d’opposition après une garde à vue de près de douze heures. Elles l’avaient accusé d’avoir des liens avec le Mouvement pour la Justice et l’Egalité et son leader Khalil. Au moins quatre membres du parti de Hassan al-Turabi ont également été interpellés. Ils ont nié soutenir les rebelles ou avoir une influence sur ces derniers.

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