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DRC : Tension entre Jean-Pierre Bemba et le nouveau gouvernement


La question de la garde rapprochée de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, leader de l’opposition, suscite des inquiétudes et une vive tension à Kinshasa. Cette tension résulterait d’un ultimatum du chef d’état-major de l’armée congolaise intimant aux gardes rapprochées de certaines personnalités – dont M. Bemba - de se mettre à sa disposition pour être remplacées par des agents de la police nationale. Jean-Pierre Bemba rejette cette exigence, s’appuyant sur des accords signés entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Moïse Moussanga, porte-parole de M. Bemba, a expliqué à notre correspondant Eddy Isango que selon ces accords, le gagnant de l’élection présidentielle garantirait la sécurité des perdants. Par ailleurs, Jean-Pierre Bemba a été attaqué à trois reprises, souligne son porte-parole. « Le besoin est réel et il a besoin d’une garde rapprochée appropriée », estime M. Moussangana qui juge insuffisante l’affectation de douze policiers à la protection du leader de l’opposition.

Le camp du président Joseph Kabila reconnaît les accords signés entre les deux tours, mais estime qu’il est hors de question pour M. Bemba de s’approprier des bataillons entiers pour sa protection. Justin Bitakwera, député de l’Alliance pour la majorité présidentielle, proche de Kabila, renvoie les deux parties dos-à-dos. Selon lui, ce qui a été convenu ne donne pas droit à Jean-Pierre Bemba de mobiliser un millier d’hommes à Kinshasa pour sa protection. En même temps, le député congolais fait remarquer que le désarmement de la garde rapprochée de Jean-Pierre Bemba aurait dû faire l’objet d’autres négociations au lieu d’être transformé en épreuve de force.

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