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Etats-Unis : La lettre du président iranien est un non-événement


Washington estime qu’une récente lettre du président iranien Mahmoud Ahmadinejad au président Bush ne constitue pas un développement majeur dans la dispute au sujet du programme nucléaire iranien. Transmise à la Maison blanche par le gouvernement suisse, la lettre du dirigeant iranien constitue le premier contact du genre entre l’Iran et les Etats-Unis depuis la rupture, en 1979, de leurs relations diplomatiques. « Elle propose de nouveaux moyens de sortir de la situation vulnérable actuelle » a indiqué, sans autre précision, Gholam Hossein Ilham, porte-parole iranien.

Longue de 17 à 18 pages, cette missive couvre des sujets comme l’histoire, la philosophie et la religion, mais ne dit rien de concret au sujet le programme nucléaire iranien, a expliqué, de son côté, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice; une opinion que partage Scott Mclellan, porte-parole de la Maison Blanche. Pour d’autres responsables américains, comme le directeur national du Renseignement, John Negroponte, la lettre de Téhéran viserait à influencer les débats au Conseil de sécurité et à compliquer les efforts diplomatiques américains concernant les ambitions nucléaires de l’Iran.

Dans un entretien avec Idrissa Seydou Dia, André DeNesnera, grand reporter de la Voix de l’Amérique, a expliqué qu’au point de vue des relations publiques, l'Iran marque, dans une certaine mesure, un point avec la lettre de son président. Rappelant la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l’ONU de la fin mars appelant l’Iran à mettre un terme à ses ambitions nucléaires, M. DeNesnera a dit que les Américains vont essayer d’obtenir une résolution acceptable par tous, y compris la Chine et la Russie qui sont hostiles à toute sanction contre Téhéran.

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