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Tchad: situation toujours tendue à la frontière soudanaise


Le président du Tchad, Idriss Déby s’est rendu, mercredi, à Adré, une petite ville de l’Est du pays, théâtre de récents affrontements entre des rebelles et l’armée gouvernementale. Le gouvernement tchadien affirme que ses troupes ont repoussé une attaque des rebelles dans cette localité.

Selon la radio nationale tchadienne, le chef de l’état a tenu, par cette visite, à exprimer son appui aux troupes stationnées dans cette région frontalière du Soudan.

Le groupe rebelle du Rassemblement pour la Démocratie et la Liberté a dit, de son côté, que ses hommes sont prêts à lancer de nouvelles attaques contre les positions du gouvernement. Il a aussi rejeté la version donnée par le gouvernement concernant les récents accrochages et selon laquelle jusqu’à 300 rebelles ont été tués et leurs bases au Soudan détruites. Le Tchad a accusé le Soudan d’appuyer les rebelles, une accusation que le Soudan rejette.

«Tout est lié à la tentative de coup d’Etat de mai 2004» explique Roland Marchal, chercheur au CNRS et rédacteur en chef de la revue «Politique africaine.» Dans une interview accordée à Timothée Donangmaye, M. Marchal a souligné que «rien n’a été fait, ni par le président Déby et son parti, ni par les grands donateurs internationaux que sont la France et les Etats-Unis, pour décrypter cette crise et en proposer un règlement politique.»

Tout le monde s’interroge sur le rôle des soldats français présents au Tchad et dont certains ont été déployés le long de la frontière soudanaise, a souligné Roland Marchal.

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