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Ellen Johnson Sirleaf officiellement présidente du Libéria


Les responsables électoraux ont proclamé mercredi la victoire de l’ex-ministre des finances Ellen Johnson-Sirleaf au second tour des présidentielles libériennes avec 59, 4 % des voix. Son rival, l’ex-footballeur George Weah, a obtenu 40, 6 % des suffrages.

Dans une déclaration à la presse, madame Johnson-Sirleaf a exprimé sa reconnaissance au peuple libérien. Mais la controverse au sujet de l’élection continue. Le Congrès pour le changement démocratique, parti de George Weah, refuse toujours d’accepter sa défaite. Et la commission électorale poursuit son enquête sur les allégations de fraude au scrutin du 8 novembre formulées par monsieur Weah. Les observateurs internationaux estiment qu’il n’y a pas eu d’irrégularités notables au second tour.

Ancienne économiste de la Banque mondiale, Ellen Johnson Sirleaf qu’on appelle la “dame de fer” était aussi ministre des finances à deux reprises, d’abord en 1970, pendant le régime militaire du général Samuel Doe, et sous le régime de l’ex-chef rebelle, Charles Taylor. Elle avait au début appuyé les deux hommes, mais s’est plus tard retournée contre eux.

Le Général Doe l’avait alors accusée de trahison, et l’avait mise en prison avant de lui rendre peu après la liberté. En 1997, la présidente-élue du Libéria s’était portée candidate aux présidentielles, face à Charles Taylor qui avait remporté cette éléction avec une victoire écrasante.

Même si le Nigéria est riche en forêts et minéraux tels les diamants, le pays s’appuie énormément sur l’aide de l’occident, qui avaient imposé des sanctions financières strictes afin d’assurer que la fortune du pays ne soit pas dilapidée.

Et pendant que la nouvelle présidente travaille pour la remise sur pied de l’armée libérienne, des milliers de casques bleus de l’onu restent pour le maintien de la paix et de la sécurité. Aujourd’hui, au Libéria, près de 1/3 de la population vit dans des camps de réfugiés, et moins de 1/4 ont un emploi.

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