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Crimes/enquêtes

Course contre la montre à Maurice pour éviter une pollution à grande échelle

Des spectateurs regardent le vraquier Wakashio qui s'est échoué et dont le pétrole fuit près du parc marin de Blue Bay, dans le sud-est de l'île Maurice, le 6 août 2020. (Photo by Dev Ramkhelawon / L'Express Maurice / AFP)

Des centaines de Mauriciens se sont mobilisés pour tenter de contenir le déversement de matières toxiques s'échappant du navire Wakashio, qui a fait naufrage sur la côte sud-est de Maurice.

Selon le quotidien L'Express, des volontaires travaillent depuis quatre jours avec les moyens du bord: barrières de paille comme absorbants, bidons comme flotteurs... Même les dons de cheveux sont les bienvenus, selon le journal.

Du côté des autorités, la police mauricienne a prévu d'aborder dimanche le vraquier, échoué depuis le 25 juillet. Pour l'heure, la principale préoccupation est d'évacuer sa cargaison de 4.000 tonnes de fioul afin d'éviter une pollution à grande échelle. Déjà, la poupe du Wakashio est largement submergée.

Le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth a convoqué une réunion de crise.

Équipage évacué sain et sauf

La police a prévu de monter à son bord, avec le capitaine du navire - un Indien de 58 ans - afin de saisir tous les documents relatifs à sa navigation et notamment les enregistrements des communications avant le naufrage.

Les vingt membres d'équipage du vraquier avaient pu être évacués sains et saufs après son accident. Le navire, sous pavillon panaméen, est la propriété d'un armateur japonais et est opéré par une autre société japonaise, Mitsui OSK Lines.

Un porte-parole de Mitsui avait indiqué à l'AFP à Tokyo que leurs efforts pour tenter d'évacuer la cargaison par hélicoptère s'étaient heurtés au mauvais temps, qui avait aussi empêché la mise en place d'un système flottant de retenue autour du navire.

État d'urgence environnemental

La Premier ministre mauricien a déclaré un "état d'urgence environnemental" et lancé un appel à l'aide à la France, qui dispose de bases militaires dans l'île voisine de la Réunion.

Un navire de la marine française est parti samedi pour Maurice et un avion militaire aide aussi avec des équipements de lutte antipollution et des experts, selon les autorités.

Selon L'Express, "l’odeur de l’hydrocarbure a déjà commencé à causer des inconvénients". Au moins une plage est désormais interdite au public.

Une véritable course contre la montre est donc lancée.

Détenus tchadiens retrouvés morts: la thèse de l'empoisonnement écartée

Les soldats tchadiens gardent des prisonniers dans la cour d'une prison de gendarmerie, Ndjamena, 13 février 2008.

Les 44 prisonniers morts en détention au Tchad en avril n'ont pas été empoisonnés mais ont succombé à de mauvaises conditions de détention, selon une enquête de la Commission nationale des droits de l'Homme rendue vendredi.

"Ce sont les conditions de détention (cellule exiguë, chaleur, la soif et la faim) qui sont à l'origine du décès des 44 détenus", souligne le rapport de cette institution nationale indépendante.

Selon le rapport de la Commission, qui écarte cette thèse, les geôlier "n'ont daigné porter dans ces conditions assistance à personne en danger malgré les cris de détresse et les prières récitées par les détenus toute la nuit de 20H00 à 06H00 du matin".

Le ministre de la Justice tchadien, Djimet Arabi a déclaré prendre acte des conclusions du rapport et précisé qu'une enquête judiciaire est ouverte. "Au moment venu s'il y a de sanctions à prendre contre des personnes à qui les responsabilités sont imputées, ces personnes seront sanctionnées", a-t-il assuré

Mi-avril, les autorités avaient annoncé avoir retrouvé les corps de 44 détenus dans un centre de détention de la gendarmerie de la capitale N'Djamena, sur 58 "membres de Boko Haram" faits prisonniers au cours d'une vaste opération militaire sur le lac Tchad.

Le parquet de N'Djamena avait alors assuré qu'une autopsie avait décelé une substance "létale" dans le corps des victimes. Le ministre de la Justice tchadien, Djimet Arabi, avait évoqué un possible "suicide collectif" par empoisonnement.

"Au moment venu s'il y a de sanctions à prendre contre des personnes à qui les responsabilités sont imputées, ces personnes seront sanctionnées", a-t-il assuré.

Fin juin, l'une des principales associations tchadiennes de défense des droits de l'Homme avait affirmé que les 44 détenus n'étaient pas des membres du groupe jihadiste Boko Haram mais de simples civils.

Le rapport rendu vendredi confirme que "les détenus ont été arrêtés bien après l'opération de l'armée".

Selon des proches des victimes interrogés par la Commission, les détenus étaient "pour la plupart des chefs de famille partis à la recherche de la pitance quotidienne" ou en visite chez des membres de leur famille.

Les quatorze détenus survivants ont aussi été interrogés. La plupart disent avoir été arrêtés pour avoir violé l'état d'urgence et notamment l'interdiction de déplacement instaurés dans la région du lac Tchad avant l'opération militaire.

En cellule, ils racontent avoir été quelques-uns à recevoir des dates pour manger mais "certains tombaient". Ils disent avoir alors "commencé à réciter la prière de la mort (chahada) pendant que d'autres criaient et frappaient pour attirer l'attention des geôliers".

Six personnes inculpées après l'attaque du siège d'un quotidien sénégalais

Les Sénégalais lisent les nouvelles du matin, à Dakar, le 27 février 2012.

Au Sénégal, six personnes soupçonnées d'avoir participé à l'attaque du journal Les Echos ont été inculpées et écrouées vendredi soir à Dakar, a affirmé samedi une source proche du dossier. 

Ces personnes sont poursuivies pour pillage de biens appartenant à autrui et association de malfaiteurs.

"C'est une qualification criminelle. Ces faits sont punis de 10 ans de prison", a expliqué cette source, sans préciser l'identité des six personnes.

Lundi, le siège des Echos avait été vandalisé par des partisans présumés d'un guide religieux, qui reprochaient à la rédaction du quotidien d'avoir affirmé que ce dernier avait été contaminé par le Covid-19.

Sept ordinateurs et un poste de télévision avaient été endommagés par une demi-douzaine d'hommes à la recherche de l'auteur de l'article, publié le jour même, affirmant que Serigne Moustapha Sy, figure de l'influente confrérie musulmane des tidianes et président du Parti de l'unité et du rassemblement (PUR), avait été "terrassé par le Covid-19" et admis à l'Hôpital principal de Dakar.

Le parti avait démenti ces "mensonges éhontés" dans un communiqué et affirmé que le président du PUR était "bien portant".

Reporter sans frontières (RSF) et des organisations locales de défense de la presse avaient dénoncé cette attaque.

Le Sénégal a officiellement déclaré 10.432 cas de coronavirus, pour 214 décès. Des personnes contaminées ont dénoncé publiquement la "stigmatisation" dont elles ont été victimes lorsque leur maladie a été connue.

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