Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Crimes/enquêtes

Le massacre de Solhan a été perpétré par des adolescents

Un homme lit le quotidien L'Observateur Paalga à Ouagadougou le 7 juin 2021, à propos des attentats survenus à Solhan.

Le massacre du 4 juin à Solhan, l'attaque la plus meurtrière contre des civils au Burkina Faso depuis des années, a été perpétré principalement par des enfants âgés de 12 à 14 ans, ont indiqué les Nations unies et le gouvernement.

Plus de 130 personnes ont été tuées lorsque des assaillants armés ont fait irruption dans le village, ouvrant le feu sur les habitants et brûlant des maisons.

Le porte-parole du gouvernement burkinabè, Ousseni Tamboura, a déclaré que la majorité des assaillants étaient des enfants, ce qui a suscité une vive indignation du côté des Nations unies.

"Nous condamnons fermement le recrutement d'enfants et d'adolescents par des groupes armés... Il s'agit d'une grave violation de leurs droits fondamentaux", a déclaré l'UNICEF, l'agence des Nations unies pour l'enfance, dans un communiqué publié jeudi.

Plus de 2 200 écoles fermées

Malgré les interventions des forces de maintien de la paix de l'ONU et des forces armées internationales, les attaques des extrémistes se poursuivent sans relâche dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest, notamment au Mali et au Niger voisins.

Des responsables locaux du nord du Burkina Faso, où les djihadistes contrôlent de vastes zones, ont déclaré que des enfants soldats avaient été utilisés par des groupes islamistes au cours de l'année écoulée, mais l'attaque de ce mois-ci était de loin le cas le plus médiatisé.

Des centaines de personnes ont été tuées et plus de 1,2 million sont déplacées, a déclaré l'UNICEF, précisant que beaucoup de civils ont été forcés de se réfugier dans des camps de fortune parsemés dans le nord, l'est et le centre arides. Plus de 2 200 écoles ont été fermées, soit environ une sur dix, ce qui affecte plus de 300 000 enfants.

Des Mauritaniens expriment leur colère après l'arrestation de l'ex-président Ould Abdel Aziz

Des Mauritaniens expriment leur colère après l'arrestation de l'ex-président Ould Abdel Aziz
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:57 0:00

Un procureur tchadien assassiné à coups de couteau dans son bureau

Un procureur tchadien assassiné à coups de couteau dans son bureau
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:18 0:00

Grève des magistrats tchadiens après l'assassinat d'un procureur à son lieu de travail

La cour de justice de N’Djamena, au Tchad, le 8 novembre 2007.

Un procureur a été assassiné mercredi à Oum-Hadjer, une ville située au centre du Tchad, par un individu armé d’une arme blanche. Les deux corporations des magistrats du pays, "indignés", ont décidé d’observer trois de grève sur toute l’étendue du territoire tchadien.

Ahamat Mahamat Hamba, procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Oum-Hadjer dans la province du Batha, a été assassiné dans son bureau par un individu à coups de couteau.

Le 13 mai, Abdelaziz Ousman, la trentaine révolue, a succombé dans un débit de boisson à fabrication locale. Informé, le ministère public à travers le parquet de grande instance d’Oum-Hadjer ouvre une information judiciaire.

Une vingtaine de personnes ont été appréhendées pour mesure d’enquête sur la mort d’Abdelaziz Ousman. Quatre prévenus ont trouvé la mort en prison pour mauvaise condition de détention. Le présumé assassin se réclame parent d’un des détenus décédé à la maison d’arrêt de la localité.

Colère et indignation des corporations des magistrats du Tchad, notamment le Syndicat des magistrats du Tchad et le Syndicat autonome des magistrats du Tchad.

Grève des magistrats pour protester contre l'assassinat d'un de leur collègue (VOA/André Kodmadjingar)
Grève des magistrats pour protester contre l'assassinat d'un de leur collègue (VOA/André Kodmadjingar)

Pour Djonga Arafi, secrétaire général du Syndicat des magistrats du Tchad, "si les tribunaux étaient dotés des agents de sécurité, celui-là ne pourra pas entrer avec son arme blanche pour assassiner notre collègue". Il qualifie cet assassinat de "crapuleux" et informe que les deux corporations des magistrats ont unanimement décidé séance tenante d’observer une grève de trois jours sur toute l’étendue du territoire à partir de ce mercredi avec effet immédiat.

Selon des témoins, le présumé assassin a été aussitôt tué par le service de sécurité. Un chef de communauté qui se trouve sur le lieu a reçu une balle perdue et un gendarme a été blessé. Actuellement le corps du procureur et de son assassin sont à la morgue de l’hôpital d’Oum Hadjer.

Quatrième plainte pour viol contre l'ex-producteur canadien Gilbert Rozon

Liberal MP and former Canadian justice minister Jody Wilson-Raybould testifies before the House of Commons justice committee on Parliament Hill in Ottawa, Canada, Feb. 27, 2019.

Une quatrième Canadienne poursuit au civil l'ancien magnat de l'humour québécois Gilbert Rozon, qu'elle accuse de l'avoir violée en 1980, dernière plainte du genre en un peu plus de deux mois contre le fondateur du festival "Juste pour Rire", ont annoncé mercredi les avocats de la plaignante.

Annick Charette réclame 1,3 million de dollars canadiens (880.000 euros) à l'ancien producteur, selon une requête déposée mercredi au palais de justice de Montréal.

Depuis avril, trois autres Québécoises, Lyne Charlebois, Patricia Tulasne et Danie Frenette ont aussi poursuivi au civil l'ex-juré de l'émission "La France a un incroyable talent".

Mme Charette avait porté plainte au pénal contre l'ex-producteur québécois, 66 ans, finalement acquitté en décembre à Montréal des accusations de viol et d'attentat à la pudeur pour lesquelles il encourait une peine de prison.

La juge Mélanie Hébert avait alors estimé qu'elle ne pouvait conclure à la culpabilité de M. Rozon "hors de tout doute raisonnable".

Dans la poursuite au civil consultée par l'AFP, Mme Charette soutient que M. Rozon a "menti" lorsqu'il a nié sa version des faits lors du procès criminel "en inventant de toutes pièces un scénario qui inversait les rôles". "Un scénario grotesque" dans lequel c'est elle "qui était l'agresseur, et Rozon la victime", est-il écrit.

Elle a vécu cet épisode "comme un deuxième viol et en a subi un préjudice important", est-il ajouté.

"Depuis le viol, elle vit avec une cicatrice à l'intérieur d'elle-même, et cette cicatrice ne disparaîtra jamais complètement", peut-on lire.

Alors qu'elle passait la nuit au domicile de M. Rozon, la plaignante a dit s'être réveillée parce que l'ancien magnat de l'humour tentait d'avoir une relation sexuelle avec elle. Bien que non consentante, ne se sentant pas la force de résister, elle avait finalement cédé, a-t-elle assuré.

M. Rozon, 25 ans à l'époque, avait de son côté dit qu'elle lui avait imposé la relation sexuelle, affirmant avoir été réveillé par la jeune femme.

Le fondateur du groupe "Juste pour rire" avait été éclaboussé par des accusations d'agression sexuelle en octobre 2017, qui l'ont forcé à quitter ses fonctions en plein mouvement #MeToo.

Voir plus

XS
SM
MD
LG