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Une étudiante saoudienne condamnée à 34 ans de prison pour des tweets

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Une ONG plaide pour la libération d'un pacifiste anglophone camerounais

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Mise en garde officielle contre des appels à "l'épuration" visant les Peuls au Faso

Ces appels, sous forme d'enregistrements audio postés principalement sur le réseau WhatsApp, invitaient les populations "autochtones" à s'en prendre par le meurtre.

Le gouvernement burkinabè a vivement condamné et mis en garde jeudi contre des appels "au meurtre" et "à l'épuration ethnique" relayés récemment sur les réseaux sociaux, visant la minorité peule du pays.

Ces appels, sous forme d'enregistrements audio postés principalement sur le réseau WhatsApp, invitaient les populations "autochtones" à s'en prendre par le meurtre et les exactions aux Peuls de leur région, en particulier dans le sud-ouest du pays frontalier de la Côte d'Ivoire.

"Ce sont des propos d'une extrême gravité qui n'ont d'équivalence que les dérives de la radio Mille collines qui ont conduit au génocide rwandais (en 1994), une des pires tragédies de l'humanité et de laquelle nous devons savoir tirer des leçons", écrit Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement burkinabè, dans une déclaration adoptée par le Conseil des ministres.

"Il est question d'appels directs et actifs au meurtre, à des tueries de masse, à l'épuration ethnique et à la sédition: le ton et les mots utilisés donnent froid dans le dos et témoignent de la gravité de la situation", ajoute-t-il.

Selon M. Bilgo, "il s'agit bien de discours haineux, subversifs, dangereux et inacceptables dans un pays riche et diversifié comme le Burkina Faso", qui imposent "d'agir résolument et fermement avant que l'irréparable ne se produise". Ils appellent à "une condamnation sans réserve et sans ambiguïté".

Des Peuls ayant rejoint des groupes jihadistes qui ensanglantent le Burkina Faso depuis sept ans, l’amalgame "Peul égal terroriste" est régulièrement établi, ce qui attise les tensions entre communautés.

Dans une tribune publiée mardi, Alpha Barry, ancien ministre des Affaires étrangères du président Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier par un putsch militaire, alertait lui sur "le risque d’une vraie guerre civile", après la diffusion de ces enregistrements.

Pour l'éviter, il a appelé les politiques, religieux, intellectuels, chefs coutumiers et autres leaders à "aller sur le terrain, rencontrer les populations, mener des actions fortes pour prôner la cohésion et le vivre-ensemble qui sont le ciment de notre nation".

Le 1er janvier 2019, des individus armés non identifiés avaient attaqué le village de Yirgou, dans le nord du Burkina, tuant six personnes, dont le chef du village. Cette attaque avait immédiatement été suivie d'actions de représailles visant les Peuls qui avaient fait 50 morts, selon le bilan officiel, au moins 146, selon des organisations de la société civile.

Deux manifestants tués par balle à Conakry

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Une ONG appelle à libérer un pacifiste anglophone camerounais

La police patrouille à Douala, 21 octobre 2017.

Human Rights Watch (HRW) a demandé mercredi la libération d'Abdul Karim Ali, un militant pacifiste anglophone détenu depuis le 11 août au Cameroun "dans des conditions déplorables", sans "qu’aucun chef d’accusation officiel n’ait été retenu" contre lui, selon un communiqué de l'ONG.

"Bien qu’aucun chef d’accusation officiel n’ait été retenu, il a été informé qu’il était accusé d’apologie du terrorisme, pour avoir eu en sa possession sur son téléphone une vidéo montrant des violations présumées des droits humains commises par un militaire camerounais contre des civils dans les régions anglophones du pays", selon HRW.

Abdul Karim Ali, 40 ans, avait déjà été arrêté pendant plusieurs semaines en 2019. "Abdul Karim Ali milite depuis des années pour une résolution pacifique de la crise anglophone", a déclaré à l'AFP Ilaria Allegrozzi, chercheuse sur l'Afrique centrale à HRW.

Les régions camerounaises anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre depuis cinq ans d'un conflit meurtrier entre des groupes armés réclamant l'indépendance d'un Etat qu'ils appellent l'"Ambazonie" et des forces de sécurités massivement déployées par le pouvoir du président Paul Biya, 89 ans, qui dirige le Cameroun d'une main de fer depuis près de 40 ans.

Une partie de la population anglophone s'estime ostracisée par les francophones. Le conflit qui a fait plus de 6.000 morts depuis fin 2016 et forcé plus d'un million de personnes à se déplacer, selon le centre de réflexion International Crisis Group (ICG).

Les rebelles comme les militaires et les policiers sont régulièrement accusés par les ONG internationales et l'ONU de commettre exactions et crimes contre les civils.

Selon ses avocats, Abdul Karim Ali, arrêté à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, est "détenu dans des conditions déplorables, dans une cellule de 6 m2 sans fenêtre, sans toilette ni matelas" et "partage cette cellule avec 12 autres détenus".

"Les détentions arbitraires et les mauvais traitements de détenus sont monnaie courante au Cameroun. De nombreuses personnes perçues comme étant opposées au gouvernement sont emprisonnées pour des chefs d’accusation fallacieux en lien avec la sécurité nationale ou le terrorisme", a accusé l'ONG de défense des droits de l'homme.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'armée, le colonel Cyrille Atonfack Guemo, a déclaré, sans répondre sur le fond, que "HRW, ses financiers et commanditaires ont leurs objectifs inavoués à atteindre au Cameroun". "Nous avons les nôtres : protéger notre pays et ses institutions. Il s'agit d'un devoir sacré accompli avec honneur, fidélité et loyauté par les forces de défense et de sécurité", a-t-il poursuivi.

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