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Le retour-surprise vendredi de Sheikh Ibrahim El Zakzaki, chef du mouvement shiite du pays

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L’Eglise propose une gestion des revenus miniers profitable aux riverains

Les évêques de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) lors d'un point de presse à Kinshasa, 11 janvier 2017. (Top Congo/VOA)

L'Église catholique a proposé jeudi la création d'un fonds de développement communautaire pour la gestion des revenus issus de l'exploitation des minerais en République démocratique du Congo, au profit des populations riveraines, dans un rapport.

"Le paradoxe entre l'abondance des ressources naturelles et la pauvreté de la population nous a poussé à proposer un modèle qui permettrait à la population de profiter des revenus miniers : le Fonds de développement communautaire", a déclaré Henri Muhiya, secrétaire de la Commission épiscopale pour les ressources naturelles (Cern).

"Le basket fund (Fonds de développement communautaire) est une expérience qui a permis de construire des infrastructures dans la région du Kivu, malheureusement suspendue. Nous en appelons à sa réhabilitation et à son extension suivant les opportunités qu'offre le nouveau code minier", a ajouté cet expert de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Dans son rapport, la Cenco propose une gestion locale du fonds communautaire pour plus d'efficacité.

M. Muhiya s'exprimait lors de la publication des rapport d'Étude dans les domaines miniers, agricole et environnemental.

Le financement de ce fonds "proviendra des redevances minières" évaluée à 3,5% du chiffre d'affaires et de 10% pour des minerais classés stratégiques comme le cobalt, selon le nouveau code minier congolais.

Le rapport de la Cern-Cenco a également examiné la question de l'investissement dans le domaine de l'agriculture et de la gestion de l'environnement dans la perspective de la diversification de l'économie congolaise, prônée par le gouvernement.

L'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco a dénoncé "la modicité" de la contribution du secteur minier dans le budget de l'État, estimant que des solutions proposées par l'épiscopat pour la gestion des ressources naturelles permettraient d'améliorer les conditions de vie des populations.

Les Sud-africains célèbrent l'Aïd al-Adha à Johannesburg

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La Tabaski se fête entre musulmans et chrétiens

Des Sénégalais célébrent la Tabaski, Dakar, 1er septembre 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, pays réputé pour sa tolérance comptant plus de 90% de disciples de l'islam, chrétiens et musulmans ont célébré ensemble la Tabaski, (Aid al-Adha), une convivialité qui détonne dans une Afrique de l'Ouest en proie aux conflits.

Sous l'oeil placide de Dembel, mouton promis à une mort imminente, Grassé Diop s'apprête à recevoir des amis catholiques.

"Ils viennent tous les ans pour la tabaski, je vais à la messe pour Noël, on passe toutes les fêtes religieuses ensemble", s'enthousiasme cette jeune musulmane dont le prénom chrétien vient de Grâce.

Dans le quartier de Ouakam, à Dakar, la cour de la maison familiale s'est muée le temps d'une journée en abattoir et en cuisine. Des enfants jouent en riant entre les bassines d'abats, et les femmes de la famille chantent en dépeçant le mouton fraîchement égorgé.

"Quand je me rends chez des amis chrétiens, je me sens vraiment chez moi. Il n'y a aucune différence. On a grandi ensemble", affirme Grassé.

Ses propos sont ponctués par les coups de machette que donne son frère sur le crâne de Dembel et les incessantes sonneries de son téléphone portable. "Jacques, Marie, Joseph... Tous mes amis chrétiens me souhaitent une bonne tabaski", se réjouit la jeune femme, étudiante en communication.

"Ici, quand un chrétien meurt, tous les voisins du quartier vont à l'église pour ses funérailles", abonde Pape Doudou Diop, le frère de la jeune femme, en se resservant du foie de mouton. Bien que musulman, Pape Doudou est de toutes les communions, et se rend parfois à la messe de Noël.

Autour d'un immense plat de grillades dans lequel plongent les mains de toute la famille, l'on ne peut distinguer les chrétiens des musulmans. Yves-Martin Kemden, un ami de Grassé, est venu fêter chez elle sa dixième Tabaski. Le jeune catholique a revêtu un boubou marron pour honorer ses hôtes.

Moussa Tall tient son mouton de Tabaski, Sénégal, le 10 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Moussa Tall tient son mouton de Tabaski, Sénégal, le 10 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

"Je suis systématiquement invité par mes voisins ou amis pour les fêtes musulmanes. C'est une coutume, ici tu es toujours invité par un voisin, même si vous ne partagez pas la même religion", dit ce jeune éleveur de chiens.

A quelques centaines de mètres, dans une autre cour ombragée de palmiers, la famille Ndoye a invité ses voisins catholiques, et prépare des boîtes de viande de mouton pour les apporter au domicile de ceux qui ne pouvaient se déplacer.

"Indivisibles"

"Ma grand-mère était catholique. Pour Pâques, nos cousins nous invitent, en prenant soin de ne pas cuisiner du porc. C'est la famille, on est indivisibles, quelle que soit notre religion", dit en souriant Karim Ndoye, peintre en bâtiment quinquagénaire.

Selon la sociologue Fatou Sow Sarr, l'harmonie entre chrétiens et musulmans au Sénégal s'explique par l'action des chefs des confréries mourides, qui, dès le XIXème siècle, ont agi en "philosophes du vivre-ensemble" et prôné la tolérance envers les catholiques.

"On trouve dans les mêmes familles des chrétiens et des musulmans, qui se marient entre eux. La religion est secondaire face aux liens du sang, donc les communautés n'ont jamais été antagonistes", estime Mme Sow Sarr. "Il y a plus de risques de dissensions entre musulmans aujourd'hui, à cause des conflits entre communautés mouridiques et influences wahhabites, qu'entre musulmans et chrétiens", selon elle.

Dans le presbytère de la cathédrale de Dakar, sous un déluge de bougainvilliers, l'abbé Jacques Seck s'apprête à partir célébrer la Tabaski chez des amis musulmans. L'octogénaire, qui se définit comme un "musulman-chrétien", est un apôtre du dialogue interreligieux qui n'hésite jamais à mêler à ses sermons des versets du Coran.

"Cette tolérance entre les religions est à la racine de la société sénégalaise", explique-t-il, l'oeil vif derrière ses lunettes à double foyer. "La chance de ce pays, c'est qu'il est rare qu'une famille ne soit pas composée des membres des deux communautés. Cette diversité a construit le pays".

Nul ne peut le savoir mieux que lui, dont les ancêtres, musulmans comme chrétiens, reposent à l'ombre du même arbre, dans le cimetière interconfessionnel de Joal Fadiouth, dans l'ouest du Sénégal.

Ebola: les chefs religieux locaux apportent leur soutien à travers les prêches dans les églises

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