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L'annonce de la composition du nouveau gouvernement algérien

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionera avant le 28 avril

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Bouteflika va démissionner avant le 28 avril, selon la présidence algérienne

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a rencontré le Premier ministre français à sa résidence lors d'une visite officielle à Zeralda, le 10 avril 2016.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l'expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle APS.

Le chef de l'Etat prendra auparavant des "mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'Etat durant la période de transition", poursuit le communiqué, précisant que sa "démission (...) interviendra avant le 28 avril 2019".

Ni la date de cette démission ni les "décisions importantes" qui seront prises avant n'ont été précisées.

Au pouvoir depuis 20 ans, le président Bouteflika est confronté depuis le 22 février à une contestation massive et inédite, réclamant son départ et celui de son entourage et plus largement celui du "système" au pouvoir.

Après avoir renoncé à briguer un 5e mandat, une perspective qui a fait descendre des millions d'Algériens dans la rue, M. Bouteflika avait reporté la présidentielle prévue le 18 avril et proposé de remettre ses pouvoir à un successeur élu à l'issue d'une Conférence nationale censée réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution.

Une option qui impliquait qu'il reste au pouvoir au-delà de l'expiration de son mandat et jusqu'à une date indéterminée, catégoriquement rejetée par les manifestants dont la mobilisation n'a pas faibli ces dernières semaines.

M. Bouteflika s'est retrouvé très isolé ces derniers jours après que le chef d'état-major de l'armée, le puissant général Ahmed Gaïd Salah, un indéfectible allié, eut affirmé que son départ du pouvoir était la solution à la crise, position à laquelle se sont ralliés rapidement l'essentiel des piliers de son régime.

Selon la Constitution, une fois sa démission actée, c'est le président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui assurera l'intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle est organisée.

Un nouveau gouvernement en Algérie

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L'Algérie dévoile un nouveau gouvernement, censé apaiser la contestation

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika et le général Ahmed Gaed Salah, chef d'état-major de l'armée à Cherchell, à l'ouest d'Alger le 27 juin 2012. REUTERS / Ramzi Boudina // Archives

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a nommé dimanche un nouveau gouvernement, censé apaiser la contestation inédite auquel il fait face depuis plus d'un mois et dont disparaissent comme promis la plupart des piliers.

Le puissant chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a récemment suggéré que le départ du pouvoir de M. Bouteflika permettrait de sortir de la crise née de la contestation, reste vice-ministre de la Défense et en 2e position dans l'ordre protocolaire, derrière le Premier ministre Noureddine Bedoui.

Le portefeuille de la Défense est détenu par M. Bouteflika lui-même, constitutionnellement chef suprême des armées.

Surprise, Ramtane Lamamra, nommé le 11 mars vice-Premier ministre au côté de M. Bedoui et chef de la diplomatie, ne figure pas dans la liste. C'est Sabri Boukadoum, 60 ans, jusqu'ici ambassadeur d'Algérie à l'ONU, qui hérite du portefeuille des Affaires étrangères.

Il aura fallu environ 20 jours à M. Bedoui pour constituer ce gouvernement, un probable record en Algérie. Les médias ont longuement fait état des difficultés du Premier ministre pour former son équipe et des nombreux refus qu'il a essuyés, ni l'opposition ni la société civile ne souhaitant intégrer un gouvernement en pleine contestation populaire.

Noureddine Bedoui avait promis un gouvernement de "technocrates", puisant dans les "jeunes compétences, hommes et femmes" de l'Algérie.

L'équipe ne compte pourtant que cinq femmes, dont trois figuraient déjà dans l'ancien gouvernement, pour 23 hommes (y compris M. Bedoui).

La majorité des entrants étant des inconnus sur la scène politique algérienne, il est difficile d'apprécier le réel rajeunissement, promis par le Premier ministre à un pays dont la moitié de la population a moins de 30 ans et peine à se reconnaître dans ses dirigeants.

Parmi les figures connues, le nouveau ministre des Finances, Mohamed Loukal, jusqu'ici gouverneur de la Banque d'Algérie, a 68 ans. Le PDG du distributeur public d'électricité et de gaz Sonelgaz, Mohamed Arkab, 52 ans, est nommé ministre de l'Energie.

Nouvelle venue, Meriem Merdaci, éditrice de 35 ans, nommée ministre de la Culture. L'autre femme nouvellement nommée est Djamila Tamazirt, à l'Industrie et aux Mines, dont la biographie n'est pas connue dans l'immédiat.

En revanche, la promesse est tenue en ce qui concerne les technocrates, plusieurs nouveaux ministres ayant auparavant été hauts fonctionnaires dans le ministère désormais sous leur tutelle.

M. Bedoui, détenteur du portefeuille jusqu'à sa nomination à la tête du gouvernement, est ainsi remplacé à l'Intérieur par Salah Eddine Dahmoune, auparavant secrétaire général du ministère.

Addelhakim Belabed, nouveau ministre de l'Education, occupait les mêmes fonctions dans son ministère, et son nouveau collègue de la Santé Mohamed Miraoui, 54 ans, était jusqu'ici le directeur de la Santé à Alger.

De tous les gouvernements depuis plus de 15 ans et proche du chef de l'Etat, Tayeb Louh, ministre de la Justice depuis 2013, est remplacé par Slimane Brahmi, un magistrat à la longue carrière ayant notamment présidé la Cour de justice d'Alger.

Parmi les autres partants importants figurent Abdelkader Messahel, ministre depuis 2013. Il avait déjà transmis, le 11 mars, son portefeuille des Affaires étrangères à Ramtane Lamamra, qui ne l'aura gardé que 20 jours.

Sont également partants Nouria Benghabrit, ministre de l'Education depuis 2014, ou Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs (biens religieux) depuis 2014 et remplacé par Youcef Belmehdi.

Outre MM. Bedoui et Gaïd Salah, ne restent de l'ancienne équipe que Tayeb Zitouni (Moudjahidine - les anciens combattants), Houda Imane Feraoun (Poste et Télécommunications), Ghania Eddalia (Famille et Condition féminine), Said Djellab (Commerce), Abdelkader Benmessaoud (Tourisme et Artisanat), Fatma Zohra Zerouati (Environnement).

Dimanche soir, une centaine de personnes ont commencé à manifester dans le centre d'Alger après l'annonce du gouvernement, en scandant "les marches (de protestation) ne vont pas s'arrêter". Ces manifestants ont été salués par de très nombreux coups de klaxons des automobilistes.

Avec AFP

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