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Algérie

Deux corps retrouvés parmi 20 migrants disparus en mer

Des migrants montent dans un camion à destination de l'Algérie, au poste-frontière Assamaka, au Niger, le 3 juin 2018.

Les garde-côtes algériens ont annoncé dimanche avoir retrouvé au large d'Oran les corps d'une mère et de sa fille, portées disparues avec 18 autres migrants après l'incendie de leur embarcation.

L'agence étatique APS avait indiqué vendredi que neuf migrants avaient été secourus après l'incendie la veille de leur embarcation au large des côtes algériennes. Vingt autres personnes qui étaient aussi à bord étaient elles portées disparues.

Selon une source sécuritaire citée par APS, les 29 passagers sont de nationalité algérienne.

Les corps retrouvés samedi soir à environ trois miles (4,8 km) des côtes d'Oran (nord-ouest) ont été identifiés par la gendarmerie comme étant ceux d'une mère et sa fille, a indiqué l'APS dimanche, citant les gardes-côtes algériens.

Le père fait partie des 18 migrants toujours portés disparus et "le fils, secouru, se trouve actuellement à l'hôpital", a ajouté l'agence, précisant que les opérations de recherche se poursuivaient.

Selon un survivant cité par le site d'actualités Echourouk online, un incendie a ravagé l'embarcation quelque temps après son départ d'Oran. Les passagers ont alors sauté en mer pour échapper aux flammes, selon le site.

La cause de cet incendie n'est pas encore connue.

Plus de 2.200 personnes sont mortes ou disparues cette année en tentant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L'Afrique de l'Est pourrait perdre son monopole de "berceau de l'humanité"

Les découvertes ont été faites sur deux couches archéologiques, l'une datée de 2,4 millions d'années et la seconde de 1,9 millions d'années.( Archives)

Des archéologues ont découvert en Algérie des outils en pierre taillée remontant à 2,4 millions d'années, bien plus anciens que ceux trouvés dans cette région jusqu'à présent.

Cette découverte pourrait remettre en cause l'Afrique de l'Est comme berceau unique de l'humanité, selon des travaux publiés jeudi dans la prestigieuse revue Science.

Les galets en calcaire et en silex taillés ont été découverts à Sétif, à 300 km à l'est d'Alger, par une équipe de chercheurs internationaux dont des chercheurs algériens. Les outils ressemblaient exactement à ceux dits Oldowan, trouvés jusqu'alors principalement en Afrique de l'Est.

Ils ont aussi déterré à proximité des dizaines d'ossements animaux fossilisés, présentant ce qui ressemble à des marques d'outils - de véritables outils de boucherie préhistoriques. Ces ossements proviennent d'ancêtres crocodiles, éléphants, hippopotames ou encore girafes.

Depuis des décennies, l'Afrique de l'Est est considérée comme le berceau de l'humanité. On y a trouvé les outils les plus anciens: 2,6 millions d'années. La découverte annoncée jeudi, sur le site de Aïn Boucherit, rivalise désormais avec cette période.

Cela pourrait signifier que les techniques d'outils sont rapidement sorties d'Afrique de l'Est. Autre hypothèse avancée par les chercheurs: "un scénario d'origines multiples des anciens hominidés et des technologies lithiques, à la fois en Afrique de l'Est et du Nord".

"Le site de Ain Lahnech est le deuxième plus ancien au monde après celui de Kouna en Ethiopie qui remonte à 2,6 millions d'années, considéré comme le berceau de l'humanité", explique à l'AFP le professeur Mohamed Sahnouni, qui a dirigé l'équipe de recherche et travaille depuis des années sur ce site.

Les découvertes ont été faites sur deux couches archéologiques, l'une datée de 2,4 millions d'années et la seconde de 1,9 millions d'années.

- A suivre: le Sahara -

Les ancêtres de l'homme étaient donc présents en Afrique du Nord au moins 600.000 ans plus tôt que ce que les scientifiques croyaient jusqu'à maintenant. Auparavant, les plus vieux outils d'Afrique du Nord dataient de 1,8 million d'années, sur un site proche.

Aucun reste humain n'a été découvert: on ignore donc quelle espèce d'hominidés, quel ancien cousin d'Homo Sapiens (apparu lui bien plus tard), utilisait ces outils.

Les fouilles ont été menées par des chercheurs de centres de recherche en Espagne, en Algérie, en Australie et en France.

"A Aïn Lahnech, dans la wilaya (préfecture) de Sétif, les chercheurs ont découvert des restes lithiques et fossiles et de galets taillés, des polyèdres manufacturés en calcaire et en silex (...) qui remontent à 2.400.000 ans ", s'est félicité Azzedine Mihoubi, ministre algérien de la Culture, lors d'une cérémonie d'hommage aux chercheurs.

La découverte ouvre la perspective de trouver "plus de matériaux archéologiques en Afrique du Nord et dans le Sahara", écrivent les chercheurs dans leur article, validé scientifiquement par un comité de lecture.

Au passage, les chercheurs algériens, à l'instar du professeur Sahnouni, espèrent que cette découverte aura des retombées sur la recherche archéologique en Algérie.

Avec AFP

En l'absence de réformes, Alger risque une crise économique dès 2019, selon l'ICG

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika à Alger, le 23 novembre 2017.

Des réformes sont urgentes en Algérie pour diversifier une économie dépendante aux hydrocarbures et éviter une crise économique dès 2019, a averti lundi le centre d'analyses International Crisis Group (ICG).

L'Algérie, qui tire l'essentiel de ses revenus du pétrole, a subi de plein fouet la dégringolade des cours entre 2014 et 2017.

Or "les nouvelles réalités financières ne permettent plus de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, qui vide rapidement les caisses de l'Etat", a indiqué l'ICG dans un rapport intitulé "Surmonter la paralysie économique de l'Algérie".

"Malgré les promesses des gouvernements successifs de faire des réformes et de rééquilibrer les finances publiques, la paralysie politique a fait obstacle à toute mesure décisive", s'est-il inquiété. Cette paralysie est renforcée par l'incertitude autour d'une candidature du président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, à un 5e mandat en avril prochain.

Et en dépit du "rétablissement du cours du pétrole, la crise économique pourrait frapper le pays dès 2019" et "se greffer aux tensions entourant la présidentielle", a averti l'ICG.

"Les autorités reconnaissent que le modèle actuel est à bout de souffle mais peinent à le corriger", a souligné le rapport, regrettant que les réformes économiques "ont eu tendance à être reportées".

Selon l'ICG, deux facteurs paralysent celles-ci: "des groupes d'intérêt" influents qui "défendent le statu quo" et le souvenir de la guerre civile (1992-2002), née des troubles politico-sociaux ayant suivi les mesures d'austérité des années 1980 et 1990.

Le centre a estimé insuffisantes les coupes budgétaires et la "politique monétaire expansionniste, qui alimente l'inflation et permet seulement au gouvernement de gagner du temps sans s'attaquer aux problèmes de fond".

"A terme, l'Algérie ne pourra pas se contenter d'apporter de petits ajustements techniques à sa politique économique", a-t-il ajouté, jugeant inévitable une renégociation du "contrat social implicite" dans le pays, "à savoir que l'Etat pourvoit aux besoins d'une population tenue de s'exécuter".

Socialiste jusqu'au début des années 1990, l'économie algérienne reste marquée par une forte intervention étatique. La rente pétrolière subventionne notamment carburant, eau, énergie, santé, logements et produits de base.

Mais "toute renégociation doit être envisagée avec prudence", a souligné l'ICG. Les moins de 30 ans (55% de la population selon les statistiques officielles) "entrent aujourd'hui sur le marché du travail avec de sombres perspectives d'avenir et une capacité considérablement réduite de l'Etat à les soutenir".

L'Algérie peut néanmoins compter sur une dette extérieure inférieure à 2% du PIB et des partenaires, européens notamment, "prêts à apporter leur soutien", a argué le centre.

Les analystes ont appelé Alger à plus de transparence sur l'état des finances publiques, les difficultés économiques, les réformes nécessaires et leurs résultats attendus et à "mettre l'accent sur les jeunes dans l'élaboration du programme de réformes".

Il l'a aussi invité à élargir son "éventail" d'interlocuteurs, limités à l'ex-syndicat unique UGTA et au Forum des chefs d'entreprises, organisation patronale proche du pouvoir.

Avec AFP

Remise en liberté de cinq généraux accusés de malversations en Algérie

La cérémonie d'enterrement d'Ali Tounsi rend hommage à ses service dans la police, à Alger, Algérie, le 26 février 2010.

Cinq généraux algériens, anciens membres de la haute hiérarchie militaire, qui se trouvait en détention préventive depuis mi-octobre dans le cadre d'une enquête sur de présumées malversations, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, ont rapporté mardi plusieurs journaux.

Ils ont quitté lundi après-midi la prison militaire de Blida (50 km au sud d'Alger) où ils avaient été incarcérés le 14 octobre, à l'issue d'une comparution devant un juge d'instruction du tribunal militaire, ont notamment indiqué les quotidiens francophones El Watan et Liberté, l'arabophone El Khabar et le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie).

Tous ces médias citent des sources anonymes, judiciaires ou "proches du dossier". L'information n'a pu être confirmée dans l'immédiat par l'AFP.

Selon El Khabar, qui cite une source judiciaire, les cinq généraux ont été remis en liberté sur décision de la Chambre d'accusation militaire, devant laquelle ils avaient fait appel de leur placement en détention par le juge d'instruction.

Les médias publics algériens, qui n'avaient pas annoncé l'incarcération de ces cinq hauts gradés, n'évoquaient pas cette affaire mardi.

Les généraux Menad Nouba, ex-commandant de la Gendarmerie nationale, Habib Chentouf, Saïd Bey et Abderrazak Chérif, anciens chefs de régions militaires, et Boudjemaâ Boudouaour, ex-directeur des Finances au ministère de la Défense, avaient été mis à la retraite durant l'été dans le cadre d'une vague de limogeages dans la haute hiérarchie militaire algérienne.

Mi-octobre, des sources sécuritaires ayant requis l'anonymat avaient confirmé à l'AFP leur incarcération. L'une d'elles avait précisé que les cinq généraux étaient poursuivis notamment pour "infractions aux consignes générales de l'armée" portant sur des faits de "dilapidation" de fonds publics et de "mauvaise gestion".

Parmi les autres gradés limogés durant l'été, figuraient notamment les chefs d'état-major de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, des Forces de défense aérienne du territoire, le patron de la Direction centrale de la Sécurité de l'Armée (DCSA, renseignements) et le Contrôleur général de l'Armée (CPA).

Ces limogeages de hauts-gradés de l'armée -longtemps considérée "faiseuse de rois" en Algérie- avaient suscité de nombreuses questions à huit mois de la présidentielle de 2019, marquée par l'incertitude autour de la candidature à un 5e mandat du président Bouteflika, 81 ans et affaibli.

Avec AFP

Deux journalistes jugés le 8 novembre pour diffamation en Algérie

Des policiers dans la ville de Laghouat, en Algérie, le 11 janvier 2012.

Deux journalistes algériens accusés de diffamation et d'atteinte à la vie privée seront jugés le 8 novembre à Alger et risquent jusqu'à cinq ans de prison, a annoncé samedi leur avocat.

Arrêtés le 23 octobre puis placés en détention préventive, le rédacteur en chef et journaliste du site d'information Algérie Part, Abdou Semmar, et son collaborateur, Merouane Boudiab, ont été inculpés sur plainte du PDG d'Ennahar, principal groupe algérien de média privé, Anis Rahmani.

Les deux journalistes ont repris sur leur site "des informations" concernant M. Rahmani, a indiqué un de leurs avocats sans préciser lesquelles.

Ils "seront jugés le 8 novembre au tribunal correctionnel de Bir Mourad Rais pour diffamation et atteinte à la vie privée", a affirmé leur avocat, Me Abdelghani Badi.

Un troisième journaliste Adlène Mellah, directeur des sites d'information Algérie Direct et Dzair Presse, a été arrêté le 22 octobre mais la date de son procès n'est pas connue, a dit Me Badi. Accusé d'"outrage aux institutions", d'"enregistrement ou prise de vue sans autorisation ou consentement" et d'"atteinte à la vie privée", il risque également jusqu'à cinq ans de prison.

Dans un nouveau communiqué, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a appelé "au respect de la dignité et de la présomption d'innocence des journalistes".

Souhaieb Khayati, directeur de RSF à Tunis, a estimé que "le traitement médiatique de cette affaire par Ennahar TV (...)" "peut impacter de manière dangereuse le déroulement du procès", soulignant que "les autorités ont la responsabilité de garantir un procès équitable" aux journalistes.

"Les médias ont fait fi de ce principe (présomption d'innocence) pour tenter d'influencer les décisions de la justice et doivent être entendus pour ce crime", a déclaré pour sa part Me Badi.

"Les poursuites sont liées à leur travail de journalistes qui est protégé par la Constitution", a-t-il dit en dénonçant la détention préventive de ses clients dans des affaires qui ne relèvent "ni du terrorisme ni du trafic de drogue".

Avec AFP

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