Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Nigeria

Washington appelle à des élections "libres" sans "intimidations"

Le président Donald Trump au département d'Etat à Washington, le 6 février 2019.

Les Etats-Unis demandent que la commission électorale nigériane puisse faire son travail sans intimidations et que les élections soient "libres, justes, transparentes et pacifiques.

Les Etats-Unis ont appelé jeudi le Nigeria à faire en sorte que les élections présidentielle et législatives du 16 février soient "libres, justes, transparentes et pacifiques" et que la commission électorale puisse travailler sans faire l'objet d'"intimidations".

"Ceux qui interfèrent avec le processus électoral ou incitent à la violence doivent rendre des comptes", a mis en garde le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué.

Deux morts lors d'un meeting du président Buhari

Le président Muhammadu Buhari inaugure le port fluvial de Baro dans l'Etat du Niger, Nigeria, le 19 janvier 2019.

Deux personnes sont mortes jeudi lors d'un mouvement de foule survenu au cours d'un meeting de campagne du président Muhammadu Buhari, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé la présidence, à une semaine des élections générales.

Bashir Ahmad, le porte-parole du chef de l'Etat, en lice pour sa réélection, a déclaré sur Twitter que deux personnes étaient décédées à cause du "très grand nombre de personnes" présentes à Jalingo, la capitale de l'Etat de Taraba.

Les autorités locales n'ont pas confirmé, mais Muhammadu Buhari, dans un communiqué de la présidence a exprimé une "profonde tristesse pour la perte de vies humaines" lors de son meeting et il a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Cet accident intervient quelques semaines après le meeting de Maiduguri (Etat du Borno) où de nombreuses personnes ont été blessées lors d'un rassemblement du parti au pouvoir, le Congrès des Progressistes (APC), dans l'effondrement d'un toit.

Les meetings de campagne des deux partis principaux, l'APC et le Parti Populaire Démocratique (PDP) attirent des dizaines de milliers de personnes, souvent dans le chaos le plus total.

Les rassemblements politiques, dans le pays le plus peuplé du continent avec 190 millions d'habitants, sont l'occasion pour la majorité des Nigérians qui vivent dans l'extrême pauvreté de récupérer quelques nairas - la monnaie locale - ou de la nourriture.

Muhammadu Buhari est attendu samedi à Lagos, la mégalopole économique de 20 millions d'habitants tandis que son opposant Atiku Abubakar se rendra dans la capitale Abuja.

Les électeurs voteront le 16 février pour les élections présidentielle, législatives et sénatoriales.

La présidentielle dans moins de 10 jours

La présidentielle dans moins de 10 jours
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:28 0:00

Plusieurs personnes tuées par des "bandits"

Des habitants de Kizara enterrent les victimes d'une attaque dans cette partie de l'Etat de Zamfara, Nigeria, le 18 juin 2013.

Des hommes armés ont tué 26 personnes dans l'Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, théâtre d'opérations de nombreuses bandes criminelles, a annoncé la police mardi.

"Quinze personnes, dont une femme," ont été tuées dans des attaques coordonnées menées par des hommes à moto contre six villages de la zone de Mada lundi, selon un communiqué du porte-parole de la police locale, Mohammed Shehu.

Onze autres personnes ont trouvé la mort dans une attaque distincte dans le village de Batauna, dans la région de Bukkuyum, selon lui, mais les circonstances restent floues en l'absence de réseaux de télécommunications fonctionnels, et parce que cette zone isolée n'est reliée au monde extérieur que par des routes en très mauvais état.

Les attaques perpétrées dans la zone de Mada étaient "probablement" des représailles à l'assassinat la semaine dernière de sept éleveurs peuls par des chasseurs locaux qui brûlé leurs cadavres avec leur bétail et leur véhicules, a ajouté le porte-parole.

Les habitants contactés par l'AFP ont en revanche démenti ces allégations, affirmant que les dernières violences étaient le fait de kidnappeurs et de voleurs de bétail, de nombreuses bandes criminelles opérant dans la région.

"Les assaillants étaient sans aucun doute des bandits venus voler notre troupeau et enlever les nôtres contre rançon", a déclaré un chef local sous couvert de l'anonymat.

"Toutes les victimes ont été abattues", a-t-il dit. 14 personnes ont été enterrées mardi.

Sahabi, un habitant du village de Ruwan Baure, a affirmé que les hommes armés avaient tout brûlé : "Seuls quelques-uns d'entre nous sont restés pour enterrer les morts, car il ne reste plus rien, tout a été brûlé".

Des renforts de la police et de l'armée ont été déployés dans la région pour "prévenir toute nouvelle attaque contre les villages voisins", a indiqué M. Shehu.

De nombreuses bandes armées de voleurs de bétail terrorisent régulièrement les populations de Zamfara et pratiquent aussi les enlèvements contre rançon de villageois.

Les attaques incessantes ont conduit de nombreux villages à former des milices d'autodéfense, qui ont parfois été accusées d'exécutions sommaires de personnes soupçonnées d'être des bandits.

Ces violences ont aussi suscité des représailles de la part des bandes armées.

En avril 2018, le gouvernement nigérian avait déployé des militaires dans l'Etat de Zamfara pour combattre ces groupes de criminels, tout en interdisant la formation de milice d'autodéfense.

Candidat à sa propre succession le 16 février, le président nigérian Muhammadu Buhari fait face à un bilan sécuritaire très critiqué.

Des attaques de Boko Haram font six morts

Une procession funéraire d'un des agriculteurs tués par des jihadistes de Boko Haram à Kalle, un village reculé situé à 17 km de Maiduguri, le 20 octobre 2018.

Au moins six personnes ont été tuées dans plusieurs attaques menées par des jihadistes du groupe Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, où ils ont pillé des commerces et mis plusieurs villages à sac, ont indiqué mardi des sources locales.

Des membres de la faction d'Abubakar Shekau ont envahi lundi les villages de Shuwa et Kirchina, dans le district de Madagali, dans l'Etat d'Adamawa (nord-est).

"Ils ont tué une personne à Shuwa et deux autres à Kirchina", a déclaré à l'AFP un chef de communauté, Maina Ularamu.

"Les +terroristes+ ont attaqué Shuwa vers 18h45 (17H45 GMT), tirant des coups de feu et des grenades", a-t-il raconté, soulignant que les policiers en charge de la sécurité avaient fui le district.

Les combattants ont volé des véhicules et pillé des commerces avant d'incendier des habitations.

Des soldats nigérians basés à Madagali, à 13 km de là, sont arrivés pour déloger les attaquants, qui se sont enfuis vers la forêt de Sambisa, leur bastion.

Quelques heures plus tôt, dans la journée de lundi, la même faction a abattu trois bergers, à Tubba, dans la périphérie de Maiduguri, la capitale de l'Etat voisin du Borno.

"Nous avons retrouvé les corps de trois bergers dans les champs", a déclaré Umara Kyari, un habitant d'un village voisin.

"Deux autres bergers qui étaient avec eux sont toujours portés disparus ou ont été enlevés par les assaillants", a indiqué Mustapha Muhammad, un milicien qui combat aux côtés de l'armée nigériane.

Boko Haram a intensifié ses attaques contre des agriculteurs et des bûcherons, les accusant de transmettre des informations à l'armée.

Le groupe s'est scindé en deux factions. L'une de ces factions est loyale au chef historique du mouvement, Abubakar Shekau, et est connue pour cibler des civils, notamment dans des attaques de villages et des attentats-suicides.

L'autre faction, affiliée depuis 2015 au groupe jihadiste Etat islamique, cible particulièrement l'armée et a fait des dizaines, voire des centaines de morts parmi les soldats.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du pays, en 2009, alors que 1,8 million personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Voir plus

XS
SM
MD
LG