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Nigeria

Plusieurs personnes tuées par des "bandits"

Des habitants de Kizara enterrent les victimes d'une attaque dans cette partie de l'Etat de Zamfara, Nigeria, le 18 juin 2013.

Des hommes armés ont tué 26 personnes dans l'Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, théâtre d'opérations de nombreuses bandes criminelles, a annoncé la police mardi.

"Quinze personnes, dont une femme," ont été tuées dans des attaques coordonnées menées par des hommes à moto contre six villages de la zone de Mada lundi, selon un communiqué du porte-parole de la police locale, Mohammed Shehu.

Onze autres personnes ont trouvé la mort dans une attaque distincte dans le village de Batauna, dans la région de Bukkuyum, selon lui, mais les circonstances restent floues en l'absence de réseaux de télécommunications fonctionnels, et parce que cette zone isolée n'est reliée au monde extérieur que par des routes en très mauvais état.

Les attaques perpétrées dans la zone de Mada étaient "probablement" des représailles à l'assassinat la semaine dernière de sept éleveurs peuls par des chasseurs locaux qui brûlé leurs cadavres avec leur bétail et leur véhicules, a ajouté le porte-parole.

Les habitants contactés par l'AFP ont en revanche démenti ces allégations, affirmant que les dernières violences étaient le fait de kidnappeurs et de voleurs de bétail, de nombreuses bandes criminelles opérant dans la région.

"Les assaillants étaient sans aucun doute des bandits venus voler notre troupeau et enlever les nôtres contre rançon", a déclaré un chef local sous couvert de l'anonymat.

"Toutes les victimes ont été abattues", a-t-il dit. 14 personnes ont été enterrées mardi.

Sahabi, un habitant du village de Ruwan Baure, a affirmé que les hommes armés avaient tout brûlé : "Seuls quelques-uns d'entre nous sont restés pour enterrer les morts, car il ne reste plus rien, tout a été brûlé".

Des renforts de la police et de l'armée ont été déployés dans la région pour "prévenir toute nouvelle attaque contre les villages voisins", a indiqué M. Shehu.

De nombreuses bandes armées de voleurs de bétail terrorisent régulièrement les populations de Zamfara et pratiquent aussi les enlèvements contre rançon de villageois.

Les attaques incessantes ont conduit de nombreux villages à former des milices d'autodéfense, qui ont parfois été accusées d'exécutions sommaires de personnes soupçonnées d'être des bandits.

Ces violences ont aussi suscité des représailles de la part des bandes armées.

En avril 2018, le gouvernement nigérian avait déployé des militaires dans l'Etat de Zamfara pour combattre ces groupes de criminels, tout en interdisant la formation de milice d'autodéfense.

Candidat à sa propre succession le 16 février, le président nigérian Muhammadu Buhari fait face à un bilan sécuritaire très critiqué.

Des attaques de Boko Haram font six morts

Une procession funéraire d'un des agriculteurs tués par des jihadistes de Boko Haram à Kalle, un village reculé situé à 17 km de Maiduguri, le 20 octobre 2018.

Au moins six personnes ont été tuées dans plusieurs attaques menées par des jihadistes du groupe Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, où ils ont pillé des commerces et mis plusieurs villages à sac, ont indiqué mardi des sources locales.

Des membres de la faction d'Abubakar Shekau ont envahi lundi les villages de Shuwa et Kirchina, dans le district de Madagali, dans l'Etat d'Adamawa (nord-est).

"Ils ont tué une personne à Shuwa et deux autres à Kirchina", a déclaré à l'AFP un chef de communauté, Maina Ularamu.

"Les +terroristes+ ont attaqué Shuwa vers 18h45 (17H45 GMT), tirant des coups de feu et des grenades", a-t-il raconté, soulignant que les policiers en charge de la sécurité avaient fui le district.

Les combattants ont volé des véhicules et pillé des commerces avant d'incendier des habitations.

Des soldats nigérians basés à Madagali, à 13 km de là, sont arrivés pour déloger les attaquants, qui se sont enfuis vers la forêt de Sambisa, leur bastion.

Quelques heures plus tôt, dans la journée de lundi, la même faction a abattu trois bergers, à Tubba, dans la périphérie de Maiduguri, la capitale de l'Etat voisin du Borno.

"Nous avons retrouvé les corps de trois bergers dans les champs", a déclaré Umara Kyari, un habitant d'un village voisin.

"Deux autres bergers qui étaient avec eux sont toujours portés disparus ou ont été enlevés par les assaillants", a indiqué Mustapha Muhammad, un milicien qui combat aux côtés de l'armée nigériane.

Boko Haram a intensifié ses attaques contre des agriculteurs et des bûcherons, les accusant de transmettre des informations à l'armée.

Le groupe s'est scindé en deux factions. L'une de ces factions est loyale au chef historique du mouvement, Abubakar Shekau, et est connue pour cibler des civils, notamment dans des attaques de villages et des attentats-suicides.

L'autre faction, affiliée depuis 2015 au groupe jihadiste Etat islamique, cible particulièrement l'armée et a fait des dizaines, voire des centaines de morts parmi les soldats.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du pays, en 2009, alors que 1,8 million personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Buhari ne fait pas l’unanimité à Kano

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Au moins 60 morts dans l'attaque de Boko Haram contre la ville de Rann

Des blessés sont installés dans un camp après une attaque sur un camp de déplacés à Rann, Nigeria, le 17 janvier 2017.

L'attaque du groupe jihadiste nigérian Boko Haram contre la ville de Rann en début de semaine a fait au moins 60 morts, selon Amnesty International qui a réalisé une enquête de terrain dans la région.

"L'attaque la plus sanglante de Boko Haram contre Rann - ville dans l'extrême nord-est du Nigeria - a fait au moins 60 morts", a révélé l'organisation de défense des droits de l'homme.

"Aux alentours de 9 heures du matin le 28 janvier, un groupe de combattants de Boko Haram est arrivé sur des motos et a incendié la ville", peut-on lire dans un rapport d'Amnesty.

"Ils ont poursuivi les civils qui tentaient de s'enfuir (...). Onze corps ont été retrouvés dans l'enceinte de la ville et 49 autres à l'extérieur", est-il indiqué.

Isa Sanusi, porte-parole d'Amnesty International Nigeria, a expliqué à l'AFP que l'ONG avait réalisé une enquête de terrain approfondie et recoupé des informations recueillies auprès de nombreuses sources sécuritaires, de témoins ou de personnes travaillant dans la région.

Rann est une localité devenue inaccessible pour des raisons de sécurité, même pour le personnel humanitaire, d'où il est extrêmement difficile d'obtenir des informations.

Sur plusieurs images satellites du centre CNES/Airbus ainsi que de l'institut européen de surveillance Copernicus, on peut distinguer que certaines parties de la ville, où s'étaient réfugiées des dizaines de milliers de personnes, ont été totalement rasées par les flammes.

Au lendemain de l'attaque, en l'espace de 48 heures, "toute la population semble paniquée et a pris la fuite pour tenter d'échapper à la mort", avait déclaré le porte-parole du HCR, Babar Baloch, au cours d'un point de presse à Genève.

Plus de 30.000 personnes sont arrivées au Cameroun, affirmant que le groupe jihadiste contrôlait désormais la ville et que les soldats nigérians et camerounais avaient également fui.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières contre les civils depuis des mois dans le nord-est du Nigeria, dans un contexte d'accélération des violences.

Depuis le mois de juillet, le groupe, qui a fait allégeance à l'Etat Islamique en 2015, semblait davantage se concentrer sur les attaques de bases militaires où il récupérait les armes et le matériel militaire.

Le président Muhammadu Buhari, élu en 2015 sur la promesse d'éradiquer le groupe, est candidat à sa propre réélection aux élections du 16 février prochain, mais il doit faire face à un bilan sécuritaire très critiqué.

L'occupation de Rann par Boko Haram intervient alors que l'ONU a lancé mardi à Abuja un appel à financement de 848 millions de dollars (741 millions d'euros) pour des projets humanitaires dans le Borno et deux autres Etats du nord-est sur trois ans.

Un montant supplémentaire de 135 millions de dollars est nécessaire pour aider les 228.500 Nigérians réfugiés au Cameroun, au Tchad et au Niger voisins, selon l'ONU.

Quelque 260 travailleurs humanitaires ont été obligés de quitter trois collectivités locales dans l'Etat du Borno, foyer des violences, à cause des combats entre les insurgés et l'armée.

Mais la ville de Rann a payé un prix particulièrement élevé.

Début novembre Boko Haram avait exécuté deux femmes humanitaires enlevées à Rann plusieurs mois auparavant. Une troisième, Alice Loksha, qui travaillait pour l'Unicef, est toujours entre les mains du groupe.

L'insurrection jihadiste a fait plus de 27.000 morts depuis 2009 et plus 1,7 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

La campagne pour la présidentielle du 16 février bat son plein

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