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Nigeria

Rejet du recours du président de la cour suprême

Les avocats défendant le président de la cour suprême Walter Onnoghen devant le Tribunal du code d'éthique à Abuja, Nigeria, le 22 janvier, 2019.

Une cour de justice nigériane a rejeté mercredi le recours intenté par le président de la cour suprême, accusé de fraudes et suspendu de ses fonctions par le président la semaine dernière, à moins de trois semaines de la présidentielle.

Walter Onnoghen, président de la cour suprême, était poursuivi depuis deux semaines par un tribunal du code de conduite, spécialisé pour juger des questions éthiques.

Le chef de l'Etat, Muhammadu Buhari, l'a suspendu sans attendre son audition, provoquant la colère de l'opposition et du monde de la justice, qui ont dénoncé une dérive autoritaire et un "coup d'Etat contre l'appareil judiciaire".

M. Onnoghen avait intenté un recours devant la cour d'appel d'Abuja pour tenter d'annuler son procès par le tribunal du code de conduite, mais sa demande a été rejetée mercredi à l'unanimité.

Il est accusé d'avoir dissimulé des comptes en devises étrangères, mais les détracteurs du chef de l'Etat voient dans ces accusations et cette suspension une chasse aux sorcières menées contre les opposants du parti au pouvoir.

Les élections de février s'annoncent très disputées entre le président sortant, candidat du Congrès des progressistes (APC), et le principal mouvement de l'opposition, le Parti populaire démocratique, représenté par Atiku Abubakar, un ancien vice-président.

Le juge de la cour suprême a autorité de départager les candidats en cas de litiges et d'accusation de fraudes par l'un ou l'autre des partis.

Avec AFP

Discussions autour de l'affaire Onnoghen

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Session extraordinaire des magistrats nigérians autour de l'affaire Onnoghen

Des manifestants devant le secrétariat de Barreau du Nigéria après la suspension du président de la Cour Suprême Walter Onnoghen, Abuja, Nigeria, le 28 janvier, 2019.

Les représentants des magistrats nigérians se sont rencontrés mardi en session extraordinaire pour discuter d'une position commune autour de l'affaire Onnoghen, le président de la Cour Suprême du pays démis de ses fonctions à moins de trois semaines de l'élection présidentielle.

"Compte tenu de la gravité de la situation, le Conseil rendra sa décision finale (...) dans les 7 jours ouvrables prochains, pour donner le temps aux personnes concernées de répondre" des accusations qui pèsent contre elles, a indiqué le porte-parole du Conseil National Judiciaire (NJC).

"Le Conseil tiendra une nouvelle session le 11 février 2019", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le juge Walter Onnoghen a été suspendu de ses fonctions vendredi par le président Muhammadu Buhari, après deux semaines de polémique sur son procès pour fraude mené par une Cour spéciale qui l'accuse de ne pas avoir déclaré des comptes bancaires en devises.

Sa suspension par l'exécutif a été jugée inconstitutionnelle par l'opposition ainsi que par les observateurs de l'élection présidentielle, prévue le 16 février.

Le NJC est l'autorité qui aurait dû d'abord mener une enquête en interne avant de communiquer ses résultats au Sénat. Seuls les 2/3 des votants au Sénat peuvent renvoyer le président de la Cour Suprême, selon la Constitution du Nigeria.

Le NJC explique avoir reçu des plaintes contre M. Onnoghen pour non-déclaration de ses revenus et de son patrimoine, mais aussi contre son remplaçant le juge Ibrahim Tanko Muhammad, désigné par le chef de l'Etat lui-même, et qui a accepté cette nomination hors de toute procédure constitutionnelle.

Le syndicat des magistrats avait qualifié la suspension du juge Onnoghen de "coup d'Etat contre l'appareil judiciaire" et appelé ses membres à boycotter les tribunaux pendant deux jours. Le mouvement n'a que partiellement été suivi.

Les élections de février s'annoncent très disputées entre le président sortant, candidat du Congrès des Progressistes (APC), et le principal mouvement de l'opposition, le Parti populaire démocratique, représenté par Atiku Abubakar, un ancien vice-président.

Avec AFP

Le chef du parti au pouvoir enlevé dans le Sud-Est

Le président nigérian Muhammadu Buhari et son homologue béninois Patrice Talon le 23 octobre 2018.

Le chef du parti au pouvoir dans le sud-est du Nigeria a été enlevé à Aba la veille de l'arrivée du chef de l'Etat Muhammadu Buhari, en campagne avant la présidentielle de février, a-t-on appris mardi auprès de la police.

Donatus Nwamkpa, qui dirige le Congrès des progressistes (APC) dans le Sud-Est, région généralement acquise à l'opposition, "a été enlevé lundi, quelques heures avant l'arrivée du président (...) pour le meeting de l'APC", a déclaré le porte-parole de la police dans l'Etat d'Abia, Geoffrey Ogbona.

Le porte-parole a ajouté que l'enlèvement avait été perpétré par des hommes armés, refusant de préciser s'il s'agissait d'un "incident politiquement motivé".

"Nous allons faire en sorte qu'il soit secouru sain et sauf et que les coupables soient arrêtés", a-t-il dit.

Le secrétaire général de l'APC dans l'Etat d'Abia, Benedict Godson, a confirmé l'incident, accusant l'opposition - sans nommer aucun parti - de vouloir perturber la visite du président Buhari.

"Notre leader a été enlevé et jusqu'à présent, nous n'avons toujours aucune nouvelle de lui", a-t-il dit.

Les élections de février s'annoncent très serrées entre le président sortant Buhari et son principal rival, Atiku Abubakar, un ancien vice-président qui représente le Parti populaire démocratique (PDP).

Des élections gouvernatoriales, législatives et locales sont également prévues dans la foulée de la présidentielle, et sont régulièrement sources de tensions au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 190 millions d'habitants.

Avec AFP

Réunion à Abuja pour trouver une réponse à la crise humanitaire

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